Siding Spring : une comète observée depuis Mars

La comète C/2013 A1 Siding Spring du nom de l’observatoire australien qui l’a découverte en 2013, va faire un survol rapproché de Mars le 19 octobre.

Comet C/2013 A1 Siding Spring  (©Rolando Ligustri 29/08/2014 depuis SSO Australia)

Comet C/2013 A1 Siding Spring (©Rolando Ligustri 29/08/2014 depuis SSO Australia)

A exactement 18h28 UTC, la comète va passer à 138 000 kilomètres de la surface de Mars, soit 1/3 de la distance Terre-Lune.

Trajectoire de Siding Spring sdans le système solaire ©NASA

Trajectoire de Siding Spring dans le système solaire ©NASA

Représentation de la distance Terre/comète si la comète passait près de la Terre (©NASA)

Représentation de la distance Terre/comète si la comète passait près de la Terre (©NASA)

La comète Siding Spring est différente de 67P/Churyumov-Gerasimenko, la cible de Rosetta par exemple, car elle provient du nuage d‘Öpik-Oort, et fait ​​sa première incursion dans notre système solaire. Sa période orbitale serait de plusieurs millions d’années. Cela signifie qu’elle doit être en grande partie intacte et n’aura probablement pas avoir subi de grands changements depuis sa formation. Aucune comète de ce type n’a jamais été vue de si près.

Il y a actuellement cinq sondes en orbite autour de Mars : Mars Express de l’ESA, MAVEN, Mars Odyssey et Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, et Mars Orbiter (MOM) de l’ISRO,

et 2 rovers en fonctionnement à la surface de Mars : Opportunity et Curiosity

Les agences spatiales les ont programmés pour l’observation de cette comète afin d’étudier le noyau et la coma de la comète, mais aussi étudier l’impact de la comète sur l’atmosphère de Mars.

La NASA a mobilisé ses sondes et roves martiens pour l'observation de la comète Siding Spring (source NASA)

La NASA a mobilisé ses sondes et rovers martiens pour l’observation de la comète Siding Spring (source NASA)

Mars Reconnaissance Orbiter compte prendre des photos pour estimer la forme du noyau de la comète.

Mars Odyssey a modifié légèrement son orbite et sera de l’autre côté de la planète lorsque Siding Spring frôlera Mars, mais prendra sans doute des photos également.

Mars Orbiter devrait « renifler » le méthane en provenance de la comète. Elle pourrait aussi prendre des photos de la comète.

 

MAVEN va tenter d’étudier l’interaction entre la queue gazeuse de Siding Spring et l’atmosphère martienne. Maven est conçu principalement pour étudier la haute atmosphère martienne, et c’est exactement ce que la comète est le plus susceptible d’influencer. Comme les deux atmosphères gazeuses vont entrer en collision, il y aura presque certainement des perturbations dans les compositions de gaz, les ions et les électrons, ainsi que les changements de température et de la densité de CO2 dans la haute atmosphère martienne, qui à son tour pourrait alors conduire à changements dans la circulation de l’atmosphère martienne. Enfin, si suffisamment de poussière comète atteint l’atmosphère, cela pourrait se traduire par des ions métalliques ou en excès dans l’atmosphère (source www.planetary.org).

MAVEN devrait également étudier la comète elle-même avec ses instruments, notamment l’interaction du vent solaire avec l’atmosphère gazeuse de la comète.

Mais le nuage de poussière de la comète n’est pas sans danger pour les sondes en orbite autour de Mars. Ces poussières pourraient endommager les instruments à bord. Donc les agences spatiales vont prendre toutes les précautions pour que leurs sondes ne soient pas endommagées et donc puissent continuer leur mission principale. Tant pis pour la comète si besoin !

Curiosity et Opportunity verront leurs caméras tournées vers le ciel. 

Si vous voulez vous mettre à la place du rover Curiosity, rendez-vous sur ce site et vous pourrez voir le ciel de Mars comme si vous y étiez : http://www.solarsystemscope.com/sidingspring/

capture d'écran de solarsystemescope

capture d’écran de solarsystemescope

La comète sera également visible depuis la Terre mais seulement observable correctement depuis l’hémisphère sud, et avec de bons télescopes.

D’autres articles à lire ou des sites à consulter : 

Infographie des principales composantes d'une comète - le noyau, la coma, l'enveloppe d'hydrogène, la poussière et les résidus de plasma - et  leur composition, les dimensions relatives et leur emplacement.  En dessous, les deux principaux réservoirs de comètes dans le système solaire sont représentées: la ceinture de Kuiper et le nuage d'Oort. A titre d'exemple, les orbites de trois comètes célèbres : deux comètes de courte période, 67P / Churyumov-Gerasimenko (la cible de la mission Rosetta de l'ESA) et 1P / Halley, et une comète à longue période, Siding Spring, qui atteindra son point le plus proche du Soleil à la fin de 2014.  Les schémas sont représentatives et non à l'échelle. ©ESA

Infographie des principales composantes d’une comète – le noyau, la coma, l’enveloppe d’hydrogène, la poussière et les résidus de plasma – et leur composition, les dimensions relatives et leur emplacement.
En dessous, les deux principaux réservoirs de comètes dans le système solaire sont représentées: la ceinture de Kuiper et le nuage d’Oort. A titre d’exemple, les orbites de trois comètes célèbres : deux comètes de courte période, 67P / Churyumov-Gerasimenko (la cible de la mission Rosetta de l’ESA) et 1P / Halley, et une comète à longue période, Siding Spring, qui atteindra son point le plus proche du Soleil à la fin de 2014.
Les schémas sont représentatives et non à l’échelle. ©ESA

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