Une semaine à Baïkonour – article 1 : le décollage de Thomas Pesquet

Du 12 au 18 novembre, je suis partie en voyage à Baïkonour au Kazakhstan pour aller voir en direct le décollage de Thomas Pesquet et ses coéquipiers pour la Station Spatiale Internationale.

Cet article est le premier d’une série pour vous faire partager cette expérience très « spatiale » : visite du Cosmodrome et de la ville de Baïkonour, visites des musées dédiés à la conquête de l’espace, et bien sûr le décollage.

Le décollage de Thomas Pesquet et son arrivée à l’ISS

Après avoir assisté au roulage du lanceur Soyouz sur le pas de tir, le grand jour du décollage est arrivé.

La sortie de l’équipage de l’hôtel des Cosmonautes

Mon groupe de passionnés d’espace a rendez-vous à partir de 19h à l’hôtel des Cosmonautes, là où l’équipage principal et l’équipage secondaire viennent de passer 2 semaines en quarantaine. Il y a plus de monde que je ne pensais. Une quarantaine de journalistes français sont présents mais aussi des médias russes et américains. Il y aussi les proches et amis de l’équipage (hors familles proches qui sont dans l’hôtel avec les astronautes), d’anciens astronautes français (Claudie et Jean Pierre Haigneré, et Jean-François Clervoy), des scolaires, des personnes travaillant au Cosmodrome et d’autres « touristes » spatiaux.
Lorsque les proches et leurs accompagnateurs des différentes agences spatiales sortent de l’hôtel, l’agitation et l’émotion augmentent parmi le public.

Walkout

Romain Charles et l’astronaute Frank de Winne de l’ESA accompagnent les parents de Thomas à la sortie de l’hôtel des Cosmonautes à Baïkonour  (credit : @cpamoa)

Lorsque l’équipage principal sort enfin, suivi de l’équipage de réserve, les gens crient différentes choses, mais il me semble que les Français sont les plus intenses avec des « Allez Thomas » ou « la France derrière toi ».

Peggy Whitson, Oleg Novitskiy and Thomas Pesquet

De gauche à droite, Peggy Whitson, Oleg Novistkiy et Thomas Pesquet à la sortie de l’hôtel des Cosmonautes à Baïkonour, le soir du lancement, le 17/11/2016 (credit : @cpamoa)

Puis les équipages principal et secondaire montent dans leur bus respectif à destination du Cosmodrome.

Thomas Pesquet in the bus that takes him to the Cosmodrome

Thomas Pesquet dans le bus qui l’emmène au Cosmodrome (credit : @cpamoa)

Départ pour le pas de tir

Après une visite de l’allée des Cosmonautes [Une semaine à Baïkonour – article 4 : le Cosmodrome], nous nous rendons ensuite sur le Cosmodrome. Nous attendons une bonne heure avant d’aller à la sortie du bâtiment d’assemblage des Soyouz, le MIK 112, là où les astronautes ont revêtus leur tenue de décollage, le Sokol.

Les 2 bus qui emmènent l’équipage principal et l’équipage de réserve sont bien là.

Bus_cosmonautes

Le lieu est encore envahi des médias et du public dont Jean-Pierre Haigneré, ancien astronaute français.

Public

journalistes au MIK 112

Le drapeau français signalant qu’un astronaute français est dans l’équipage flotte au côté des drapeaux russe, américain et kazakh.

Drapeaux de l'équipage Expedition 50 et kazakh

On attend l’équipage qui doit se tenir dans les 3 carrés devant nous et les 2 membres de la commission d’état qui donnera le dernier Go pour le lancement.

Devant le MIK 112

Et l’équipage arrive enfin ! En Sokol sous une nouvelle tenue les protégeant du froid. Il fait environ -15°C tout de même !

Peggy Whitson, Oleg Novitskyi and Thomas Pesquet

Peggy Whitson, Oleg Novitskyi et Thomas Pesquet (credit : @cpamoa

Thomas Pesquet avant son lancement au MIK 112

Puis c’est le départ des 2 équipages pour le pas de tir.

Nous ne les suivons pas mais allons visiter la pièce où ils se sont préparés précédemment.

Salle de préparation des astronautes au MIK 112

Un décollage vécu à 1,3 km du pas de tir

Après une nouvelle attente au chaud au musée du Cosmodrome, nous allons environ 30 minutes avant le décollage sur le site d’observation. Celui-ci est prévu à 2h20 heure locale.

La fusée Soyouz et l’équipage dans le vaisseau du même nom ne sont qu’à 1,3 km de nous sur le pas de tir qui a vu le décollage de Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace en 1961.

Site d'observation Pad 1 Soyouz

Et à l’heure exacte, c’est le décollage ! Impressionnant, vrombissant, stupéfiant, …

Difficile en fait de décrire par des mots ce que j’ai ressenti à ce moment là. Malgré déjà plusieurs lancements à mon actif, celui-ci est particulièrement émouvant car en haut du lanceur, il y a 2 hommes et 1 femme qui partent pour l’ISS, dont Thomas !

Soyuz MS-03 Launch

Soyuz MS-03 Launch

Soyuz MS-03 Launch

Soyuz MS-03 Launch

Photos du décollage par @cpamoa. Je n’étais pas équipée pour des photos de nuit, et j’ai voulu en profiter au maximum sans m’embêter avec la technique de prises de photos que je ne maîtrise pas.

Le son du décollage comme si vous y étiez, enregistré par Brigitte de notre groupe :

D’autres photos de mon lancement Soyouz MS03 sur mon album Flickr et retrouvez les photos de ce moment partagées par d’autres personnes du groupe dans l’expo « expedition 50/51 »

Un amarrage vécu à distance

De retour le 18 novembre au soir après plus de 24 heures de voyage, l’amarrage du Soyouz MS03 est annoncé pour la fin de soirée le samedi 19.

Une soirée est organisée à l’école ISAE-Supaero de Toulouse avec des étudiants, des personnes du CNES, quelques invités et Philippe Perrin, ancien astronaute de l’ESA.

Un bon moyen de terminer ma semaine de voyage.

Retrouvez ma sélection d’articles de presse ou du web et de vidéos sur Thomas Pesquet sur cette page dédiée.

5 réflexions sur “Une semaine à Baïkonour – article 1 : le décollage de Thomas Pesquet

  1. Pingback: Une semaine à Baïkonour – article 1 - Association Copernic

  2. A noter, pour ce qui concerne l’équipage de réserve, que Yurchikhin et Fischer voleront à bord de Soyuz MS-04 (à la place de Misurkin, Tikhonov et Vande Hei) et que Nespoli volera à bord de Soyuz MS-05 (avec Ryazanskiy et Bresnik), ceci suite à de multiples changements effectués récemment dans la composition des équipages.

    Au passage, rappelons que pour cette mission Soyuz MS-03, le commandant en fut successivement Ivanishin, Novitskiy, Yurchikhin puis à nouveau Novitskiy…

    NB : Poyekhali ! = On y va !
    Podnimi Golovu ! = Lève la tête !
    Pervyy Polyot Cheloveka v Kosmos = Premier vol habité vers l’espace.

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