Parker Solar Probe, plus vite et plus proche du Soleil

Lancée le 12 août dernier, la mission Solar Parker Probe de la NASA a effectué son premier survol du Soleil, le périhélie, le 5 novembre.

Images d’artiste de Parker Solar Probe s’approchant du Soleil (credit NASA)

 

Première images de Solar Parker se dirigeant vers Vénus

Au début du mois de septembre, les 4 instruments scientifiques de Parker Solar Probe ont été allumés et ont renvoyé leurs premières données afin de vérifier leur bon fonctionnement et servir d’étalonnage. Son seul imageur à bord, le Wide-field Imager for Solar Probe Plus (WISPR), un télescope qui réalisera des images en 3D de la couronne solaire et de l’héliosphère interne grâce à 2 lunettes (d’où 2 images), a pris ce cliché afin de confirmer le bon pointage de l’instrument grâce à la navigation stellaire :

Premières images de WISPR, l’imageur à champ large de Parker Solar Probe. L’image de gauche montre la Voie lactée, en regardant le centre galactique. Dans l’image de droite, il y a un groupe distinctif de quatre étoiles près du bord droit qui se trouve dans la constellation de Scorpion. La planète Jupiter est également visible dans l’image de droite en tant qu’objet lumineux légèrement à droite du centre. Le Soleil, non visible dans l’image, se trouve loin à droite du bord droit de l’image (Credits: NASA/Naval Research Laboratory/Parker Solar Probe)

Le 25 septembre, WISPR renvoyait une image de la Terre alors que Solar Parker Probe se rapprochait de Vénus :

Image de l’instrument WISPR de Parker Solar Probe, le 25 septembre 2018, montrant la Terre, la sphère lumineuse située près du milieu de l’image de droite. La marque allongée vers le bas du panneau est une réflexion de la lentille provenant de l’instrument WISPR. L’image de gauche provenant de la lunette interne de WIPSR montre Betelgeuse et Bellatrix (en bas de l’image) allongées à cause de reflets sur le bord du détecteur (Credits: NASA/Naval Research Laboratory/Parker Solar Probe)

Au moment de la prise de vue, la sonde solaire Parker était à environ 27 millions de kilomètres de la Terre. La Terre est toute petite déjà :

Plan rapproché de la Terre sur l’image du 25 septembre 2018 de WISPR. Le « renflement » du côté droit de notre planète, c’est la Lune. (Credits: NASA/Naval Research Laboratory/Parker Solar Probe)

Mercredi 3 octobre, Parker Solar Probe a effectué sa première assistance gravitationnelle autour de Vénus à un peu plus de 2 400 km d’altitude, afin d’envoyer l’engin spatial sur une orbite proche du Soleil [(re)lire L’actualité spatiale de la semaine du 1er au 7 octobre].

Records de distance et de vitesse battus

Le 5 novembre, Parker Solar Probe a survolé le Soleil à « seulement » 15 millions de kilomètres. La sonde bat ainsi le record de Helios-B, une sonde de la NASA et du DFVLR , l’agence spatiale de l’Allemagne de l’Ouest (ancêtre à l’époque du DLR), qui s’était approché à 43 millions de kilomètres en 1976.

Les contrôleurs de mission du laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins ont reçu confirmation du bon état de la sonde le 7 novembre.

Les membres de l’équipe de mission Parker Solar Probe du laboratoire de physique appliquée Johns Hopkins de Laurel, dans le Maryland, le 7 novembre 2018 après avoir reçu une balise indiquant que le satellite est en bonne santé après son premier périhélie. (Crédit: NASA / Johns Hopkins APL / Ed Whitman)

Le 5 novembre, Parker Solar Probe a atteint une vitesse maximale de 343 112 km/h, établissant un nouveau record de vitesse pour un engin spatial. C’est plus de 90 fois plus rapide que la vitesse d’une balle, et deux fois plus rapide que la Terre en orbite autour du Soleil ! Mais seulement à deux dix millièmes de la vitesse de la lumière.

En haut : Trajectoire de la mission Solar Parker Probe et sa localisation. En bas : Position et la vitesse (par rapport au Soleil) de la sonde solaire Parker au cours de ses activités scientifiques.L’engin spatial se trouve sur une orbite fortement elliptique autour du Soleil (le point jaune au centre de la parcelle), atteignant son aphelion au cours de la mission, initialement sur Terre et se fermant finalement sur l’orbite de Vénus. (credit NASA)

La première phase de rencontre solaire de Parker Solar Probe a débuté le 31 octobre et la sonde continuera à collecter des données scientifiques jusqu’à la fin de cette première phase au 11 novembre. Il faudra attendre plusieurs semaines pour recevoir les données sur Terre. Une mission à suivre pendant 6 ans !

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