Les prochains astronautes sur la Lune sont parmi eux

Ce 10 janvier, la NASA a officialisé 6 femmes et 7 hommes comme nouveaux astronautes ayant terminé leur formation de base.

The 2017 Class of Astronauts and Texas Senators
Les astronautes de la sélection 2017 posent avec les sénateurs du Texas John Cornyn et Ted Cruz au Johnson Space Center de Houston, au Texas. Ligne du bas, de gauche à droite : Jonny Kim, Jessica Watkins, Kayla Barron, Jasmin Moghbeli, Loral O’Hara, Zena Cardman et Raja Chari. Ligne du haut : Joshua Kutryk et Jennifer Sidey-Gibbons de l’ASC, Frank Rubio, les sénateurs John Cornyn et Ted Cruz, Matthew Dominick, Bob Hines et Warren Hoburg (crédit NASA)


11 Américains et 2 Canadiens font désormais partie du corps des astronautes actifs, c’est à dire éligibles à une mission spatiale. Auparavant, ils étaient candidats astronautes depuis leur sélection en 2017.

  • Kayla Barron (née en 1987), lieutenant de la Marine américaine, titulaire d’un bachelor [diplôme universitaire] en génie des systèmes et d’une maîtrise en génie nucléaire.
  • Zena Cardman (née en 1987), titulaire d’un bachelor en biologie et d’une maîtrise en sciences marines. Elle a fait des recherches sur les micro-organismes dans des environnements souterrains et a effectué des travaux sur le terrain dans le monde entier.
  • Raja Chari (né en 1977), colonel de l’US Air Force, titulaire d’un bachelor en génie astronautique et sciences de l’ingénieur et d’une maîtrise en aéronautique et astronautique.
  • Matthew Dominick (né en 1981), lieutenant-commandant de la marine américaine, titulaire d’un bachelor en génie électrique et d’une maîtrise en génie des systèmes.
  • Robert « Bob » Hines (né en 1975), lieutenant-colonel de l’US Air Force, titulaire d’un bachelor en génie aérospatial et d’une maîtrise en génie des essais en vol. Il a servi à l’étranger et a travaillé comme pilote d’essai et pilote de recherche de la NASA.
  • Warren Hoburg (né en 1985), titulaire d’un bachelor en aéronautique et astronautique et d’un doctorat en génie électrique et informatique. Il est également pilote commercial et a dirigé des recherches à la NASA.
  • Le Dr Jonny Kim (né en 1984), un lieutenant de la Marine américaine et ancien Navy SEAL. Il a un diplôme en mathématiques et un doctorat en médecine.
  • Jasmin Moghbeli (née en 1983), un major du Corps des Marines des États-Unis avec un bachelor en génie aérospatial et une maîtrise en génie aérospatial. Elle a travaillé à tester des hélicoptères H-1.
  • Loral O’Hara (née en 1983), qui détient un bachelor en génie aérospatial et une maîtrise en aéronautique et astronautique. Elle a travaillé comme ingénieur de recherche pour tester des submersibles et des robots des grands fonds.
  • Dr Francisco « Frank » Rubio (né en 1975), lieutenant-colonel de l’armée américaine avec un bachelor en relations internationales et un doctorat en médecine. Il a effectué plus de 1 100 heures en tant que pilote d’hélicoptère Blackhawk et a été chirurgien dans l’armée.
  • Jessica Watkins (née en 1988), qui détient un bachelor en sciences géologiques et environnementales et un doctorat en géologie. Elle a travaillé dans un certain nombre d’installations de la NASA et a collaboré au rover Curiosity de la NASA.

Au départ, ils auraient dû être 14 mais en août 2018, la NASA avait annoncé la démission de Robb Kulin pour raisons personnelles. C’était la première fois depuis 1968, qu’un candidat astronaute démissionnait de la NASA en cours d’entraînement.

Group Photo of the 2017 NASA Astronaut Class
(de gauche à droite) Josh Kutryk, Bob Hines, Warren Hoburg, Frank Rubio, Raja Chari, Matthew Dominick, Jasmin Moghbeli, Jessica Watkins, Jenny Sidey, Jonny Kim, Kayla Barron, Zena Cardman, et Loral O’ Hara (crédit : NASA/Bill Stafford)

 

Leur formation de base est terminée

Les 13 diplômés, surnommés les «tortues», d’après une métaphore que le vice-président américain, Mike Pence, a employée lors de l’annonce initiale de la sélection des astronautes en 2017, ont terminé leur formation de base qui comprenait essentiellement :

  • des entraînements aux sorties spatiales,
2017 ASCAN NBL Training
Jessica Watkins lors d’un entrainement aux sorties spatiales au centre Johnson Space de la NASA au Neutral Buoyancy Laboratory à Houston (Crédit : NASA/David DeHoyos)

  • la robotique,
  • les systèmes de la Station spatiale internationale,
2017 ASCAN Space Vehicle Mockup Training
Loral O’Hara (à gauche), Raja Chari (au centre) et Kayla Barron (à droite) en formation sur les outils et les systèmes de la Station Spatiale Internationale au Space Vehicle Mockup Facility du centre NASA Johnson Space Center à Houston (Crédit : NASA / Josh Valcarcel)

  • le pilotage de l’avion T-38
2017 ASCAN T-38 Flight
Raja Chari lors d’un des entraînements sur T-38 au Ellington Field à Houston. (Crédit : NASA/James Blair)

  • l’apprentissage du russe.

mais aussi des stages de géologie

2017 ASCAN Geology Training
Les candidats astronautes de la NASA prennent une pause en septembre 2019 avec leurs instructeurs sur le terrain pendant une formation en géologie en Arizona (Crédit : NASA / Bill Stafford)

Il s’agissait de la première formation supervisée par un astronaute canadien, Jeremy Hansen.

Destination la Lune ?

Pour la NASA, cette cérémonie de nomination de la 22e sélection d’astronautes de l’agence, était placé sous le signe du programme lunaire Artemis.

NASA Administrator Jim Bridenstine addresses visitors attending the graduation of the 2017 Class of Astronauts
L’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine , lors de la cérémonie du 10 janvier 2020 (crédit NASA)

Pour la NASA, il s’agit de la première sélection d’astronautes diplômés de l’agence désormais éligibles pour des missions sur la Station spatiale internationale, sur des missions Artemis sur la Lune et, pourquoi par des missions sur Mars.

« Ces astronautes pourraient un jour marcher sur la Lune dans le cadre du programme Artemis et peut-être que l’un d’entre eux pourrait être parmi les premiers humains à marcher sur Mars« , a déclaré l’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, lors de la remise des diplômes.

Tout dépendra désormais du calendrier du programme Artemis. La NASA a annoncé vouloir envoyer le prochain homme et la toute première femme sur la Lune en 2024.

En attendant, les 13 nouveaux astronautes vont poursuivre leur entrainement en vue d’une assignation sur une mission, que ce soit l’ISS ou au-delà.

 

Les 13e et 14e astronautes Canadiens

En 2019, le Canada annonçait qu’il se joignait à la NASA dans le projet de station spatiale lunaire Gateway, qui fait partie du programme Artemis. Les astronautes canadiens sont pleinement intégrés à la formation des astronautes américains.

Jenni Sidey et Joshua Kutryk avaient été nommés en juillet 2017 comme candidats astronautes pour l’Agence Spatiale Canadienne, après leur sélection parmi 17 finalistes sur 3772 postulants.

Les deux astronautes recrutés en 2017. À gauche : Joshua Kutryk. À droite : Jennifer Sidey. (Source : ASC)

Jenni Sidey (née en 1988) est une ingénieure qui a fait ses études à l’Université McGill, à Montréal, et à l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, où elle était chargée de cours avant d’être recrutée comme astronaute.

Le lieutenant-colonel Joshua Kutryk (née en 1982), est pilote d’essai, pilote de chasse et pilote de CF-18.

Jenni Sidey et Joshua Kutryk sont les 13e et 14e astronautes canadiens, le Canada ayant recruté un total de 14 astronautes au cours de 4 campagnes. Ils rejoignent les astronautes canadiens actifs Jeremy Hansen et David Saint-Jacques. Ce dernier a réalisé une mission dans l’ISS en 2018/2019 [Expedition 58/59] . Jeremy Hansen est pressenti pour le 3e vol commercial du Starliner USCV-3.

Selfie de David Saint-Jacques pris pendant l’EVA 54 le 8/04/2019 (credit ASC)

Il n’y a désormais plus d’astronautes candidats à la NASA.

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