Expedition Z : le vol parabolique, c’est pour bientôt !

Pour ceux qui rejoindraient la lecture de ce site dernièrement, un petit rappel :

En aout/septembre 2016, j’ai participé à un concours dénommé « Expedition Z » en partenariat avec HP pour réfléchir à l’amélioration de la vie des astronautes dans la Station Spatiale Internationale : Expedition Z : quelle solution pour faire de l’ISS un endroit plus agréable à vivre pour les astronautes ?

Après un week-end intense de 2 jours, l’équipe « France » a rendu son projet et l’appel au vote du public a été fait pour départager les équipes allemande, anglaise et française : ExpeditionZ : c’est le moment de voter pour la TeamFrance !

Présentation générale de CALM (TeamFrance – ExpeditionZ)

A l’issue de ce vote et du vote de professionnels du secteur spatial, c’est l’équipe France qui a remporté le concours avec à la clé un vol parabolique en cadeau : ExpeditionZ : les résultats

Un vol parabolique ?

Le cadeau de HP à l’équipe française pour avoir remporté le concours est un vol parabolique ou vol 0g. Mais c’est quoi au juste ?

En fait, pour simuler sur Terre brièvement le phénomène d’impesanteur * (ou apesanteur, mot désormais moins usité), c’est à dire l’absence d’accélération due à la gravité terrestre, on utilise un avion qui va effectuer des vols en forme de paraboles pour créer pendant quelques secondes une situation de chute libre.

Phases d’un vol parabolique (credits CNES)

*En fait, les gens à l’intérieur de l’avion ne se retrouvent pas complètement en impesanteur car il subsiste des forces parasites, donc le terme le plus approprié serait micropesanteur. [lire « Qu’est-ce que l’impesanteur ? » sur le site du CNES]

Avant de commencer une parabole, l’avion vole en palier à une altitude d’environ 25 000 pieds. Les pilotes commencent alors à tirer vers le haut, en augmentant progressivement l’angle de l’avion avec un angle d’environ 45° atteignant une altitude de 32 000 pieds. Pendant cette ascension, les passagers ressentent une force de 1,8 G. Puis l’avion repique à 45° pour créer la phase de gravité zéro au sommet de la parabole pendant 20 secondes environ. Un nouveau palier est effectué pour permettre aux passagers de se stabiliser et c’est reparti !

Ces vols sont surtout prévu à la base pour réaliser des expériences sur Terre sans avoir à mettre ces expériences en orbite terrestre dans une station spatiale ou dans un vaisseau type Navette Spatiale. Premier avantage, c’est moins cher par rapport au prix du lancement d’un vaisseau spatial ou d’un cargo vers une station. Deuxième avantage, cela permet de mettre au point l’expérience si besoin avant de l’envoyer dans l’espace où l’erreur est moins tolérée (à cause du prix du lancement surtout).

Les agences spatiales utilisent donc ce type de vols pour tester les expériences avant de les envoyer dans l’ISS. C’est le cas des expériences du CADMOS du CNES pour la France avec la société NOVESPACE.

Aux Etats-Unis, la NASA réalise ses vols paraboliques avec la société Zero Gravity Corporation ou ZeroG.

En fait, ZeroG et Novespace commercialisent également des vols commerciaux à destination du grand public. il faut compter environ 6000€ pour un vol 0g. Cela permet notamment de rendre les vols expérimentaux moins chers pour les organismes publics.

15 paraboles le 18 février

Avec les 5 membres de l’équipe, nous allons effectuer notre vol aux Etats-Unis, en Floride exactement.

Ce qui nous attend ? 15 paraboles pour environ 8 minutes d’impesanteur !

J’espère pouvoir vous partager des images de l’équipe pendant le vol à notre retour.

HP nous a également organisé quelques activités annexes dont la visite du Kennedy Space Center. Prochainement, après Baïkonour, d’autres articles sur mes visites spatiales !

Et vous l’aurez compris, le blog va être mis en sommeil pendant environ deux semaines.

A bientôt !

Une réflexion sur “Expedition Z : le vol parabolique, c’est pour bientôt !

  1. Lire : Ces vols sont surtout prévus (pas « prévu ») à la base pour réaliser des expériences sur Terre sans avoir à mettre ces expériences en orbite terrestre dans une station spatiale ou dans un vaisseau type Navette Spatiale.

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