CAPSTONE : 2 corrections de trajectoire effectuées

Alors que le 7 juillet, la sonde CAPSTONE avait réalisé sa première correction de trajectoire pour rejoindre l’orbite lunaire NRHO, une seconde était prévue le 9 juillet mais avait été reportée. Elle a été finalement effectuée le 12 juillet.

La consommation en carburants a été relativement faible : seulement 35 grammes. Le but de la manœuvre, qui a duré 53 secondes, était de compléter les actions correctives de la séparation de la sonde du Lunar Photon, une étape nécessaire pour garantir que la trajectoire de transfert vers la Lune reste bonne. Elle a permis aussi de vérifier la possibilité d’effectuer une petite manœuvre, ce qui sera nécessaire pour garder l’orbite quasi rectiligne de halo visée, ou NRHO (Near Rectilinear Halo Orbit) [explications dans le premier article].

Au moment de l’exécution de la manœuvre TCM-1c, la sonde était à environ 789 000 km de la Terre et se déplaçait à environ 587 m/s.

Crédit Advanced Space

Le 25 juillet, une nouvelle manœuvre de correction de trajectoire, appelée TCM-2 a été effectuée. Elle a été réalisée en 2 étapes pour permettre au logiciel de navigation de se recalibrer afin de rendre la manoeuvre complète plus précise. La première partie de la manœuvre a duré 11 minutes et la partie suivante 15 minutes. Cette TCM a été effectuée pour aligner la trajectoire sortante du lancement à la trajectoire entrante sur l’orbite cible quasi rectiligne de halo (NRHO).

À la fin de la TCM-2, CAPSTONE était à 1 250 796 km de la Terre et se déplaçait à 267 m/s.

Illustration des points de correction de trajectoire ou TCM (crédit Advanced space)

La sonde se trouve toujours sur une orbite de transfert lunaire balistique (BLT) vers la Lune et devrait rejoindre l’orbite lunaire le 13 novembre.

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Une réflexion sur “CAPSTONE : 2 corrections de trajectoire effectuées

  • 31 juillet 2022 à 18 h 52 min
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    La décision russe de se retirer de l’ISS pose évidemment question. Que va devenir la section concernée : rachat ? abandon ? Récupération par le secteur privé certainement intéressé ? La NASA ne confirme pas, mais soyons réaliste : cette décision s’inscrit dans le conflit entre Occidentaux et Russes, ces derniers ayant très probablement des visées géopolitiques, car économiquement, ils n’ont pas les moyens de s’aventurer seuls pour une station spatiale. L’Europe pourrait prendre un créneau porteur si elle s’en donne les moyens. Comme sur bien des sujets, un retour en arrière dans la conquête spatiale à se jouer des muscles. Le domaine scientifique ne peut que déplorer ces nationalismes belliqueux.

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