Blue Origin : une nouvelle capsule et un septième lancement

Alors que l’actualité spatiale a été tournée en fin de semaine dernière vers l’ISS avec le retour sur Terre de l’Expedtion 52/53 le jeudi, le décollage d’un nouveau cargo Dragon vers l’ISS le vendredi et d’un nouvelle équipage le dimanche, l’acteur privé Blue Origin continue ses progrès, vers un vol habité en 2018 ? [lire l’actualité spatiale de la semaine du 11 décembre]

Blue Origin fondée par le milliardaire Jeff Bezos vient en effet de passer une nouvelle étape avec le septième lancement réussi d’une capsule. Le dernier essai avait eu lieu en octobre 2016 [lire Blue Origin : test d’éjection d’urgence réussi ]

Ce 12 décembre, Blue Origin a effectué le lancement d’une nouvelle capsule « 2.0 » à bord de la fusée New Shepard. Cette nouvelle capsule avec des hublots larges (73 x 110 cm) emportait de nombreux capteurs, mais aussi un mannequin surnommé « Skywalker », un beau clin d’oeil la veille de la sortie officielle du nouvel épisode de Star Wars.

Vue sur le mannequin Skywalker après l’atterrissage de la capsule New Shepard (credit Blue Origin)

Contrairement au mannequin embarqué, Jeff Bezos a déclaré que les futurs passagers de la capsule pourront quitter leur siège et expérimenter le vol en impesanteur.

Le décollage a eu lieu à 16h59 UTC depuis le Texas. Pas de retransmission en direct contrairement aux 2 derniers lancements. On savait seulement que le vol aurait lieu ce jour là grâce à l’interdiction de vol au-dessus de la zone entre le 11 et le 14 décembre. C’est par un tweet de Jeff Bezos lui-même qu’on a appris le lancement.

La fusée suborbitale a atteint une altitude maximale de 99,3 km et une vitesse maximale à la montée de Mach 2,94 et à la descente de Mach 3,74 ((Mach 1 est la vitesse du son, soit environ 1 235 km/h). Elle a atterri sans problème à une vitesse de 10.9 km/h au sol.

Atterrissage de la fusée suborbitale New Shepard de Blue Origin le 12/12/2017 (credit Blue Origin)

La capsule a atteint une altitude de 99,4 km. Elle a atterri sous parachutes à une vitesse réduite de 1,6 km/h un peu plus de 10 minutes après le décollage.

La capsule 2.0 de Blue Origin après son premier atterrissage le 12/12/2017 (credit Blue Origin)

En plus du mannequin, des expériences étaient également embarquées, certaines provenant d’écoles et une financée par la NASA (un dispositif médical pour aider les astronautes dans l’espace à se remettre d’un poumon collapsé). Détails dans cette publication de Blue Origin.

Il s’agissait du premier vol de New Shepard avec une licence de vol commercial délivrée par la FAA (Federal Aviation Administration). En effet, il lui faut cette autorisation pour le vol de passagers payants mais aussi pour le lancement d’expériences commerciales. En plus des missions touristiques, New Shepard devrait pouvoir offrir trois minutes de microgravité de très haute qualité à un coût abordable pour des expériences scientifiques qui ne peuvent être effectuées dans l’ISS en raison du coût élevé, mais le peuvent par exemple lors de vols en avion « zéro G ».

Des propos recueiilis par Space News de Jeff Abby, un ancien astronaute et responsable de la sécurité des vols pour Blue Origin, montrent que ce vol d’essai était déterrminant dans le planning de la société, et qu’un vol habité est prévu d’ici 1 an.

Principe de vol de New Shepard (cerdit Blue Origin)

A noter que Blue Origin a utilisé après l’atterrissage un robot « #Blue2D2 » selon un tweet de Jeff Bezos. Pour l’instant, on ne sait pas trop à quoi il sert. A suivre.

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