L’actualité spatiale d’août en bref

En août, les équipages de l’ISS et de la CSS (Station spatiale chinoise) n’étaient pas au repos, ni même les équipes de lancements de satellites qui ont connu 3 échecs. Et sur Mars, l’exploration continue !

Voici ma sélection de l’actualité spatiale d’août en 4 thèmes : vols habités (ISS, CSS), lanceurs et satellites, exploration et sciences dans l’espace, et des informations complémentaires.

Vols habités

Station Spatiale Internationale (ISS), Station spatiale chinoise (CSS), tourisme spatial

Pas de vol pour le Starliner

Contre toute attente, le second vol d’essai OFT-2 (Orbital Flight Test-2) du vaisseau Starliner n’a pas décollé le 4 août. Il avait été reporté initialement à cause du mauvais temps sur la Floride. Finalement, quelques heures avant le décollage prévu, les indications sur plusieurs vannes du système de propulsion du vaisseau n’étaient pas comme attendues.

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Le 29 juillet 2021, le vaisseau spatial CST-100 Starliner de Boeing et la fusée Atlas V d’United Launch Alliance sont sortis du VIF vers le pas de tir du Space Launch Complex-41 à Cap Canaveral en Floride (crédit photo : NASA)

Malgré plusieurs actions sur le pas de tir, le lanceur Atlas V et le Starliner ont été ramenés au bâtiment d’assemblage lanceur (ou Vertical Integration Facility (VIF)) pour des investigations ultérieures. Cela a conduit à déterminer que 13 vannes étaient en position fermées alors qu’elles devaient être ouvertes. 4 vannes restaient encore fermées après diverses activités électriques, thermiques et mécaniques. Pour remédier au problème et comprendre l’origine de cette anomalie, il a été finalement décidé de démonter le vaisseau du lanceur et de le ramener à son hall d’assemblage.

Le lancement du Starliner OFT-2 est reporté à au moins octobre désormais.


Un nouveau cargo Cygnus pour l’ISS

Le 10 août, le décollage du cargo de ravitaillement Cygnus NG-16 a eu lieu sans presque aucun problème. Le lanceur Antares a subi un problème de redémarrage de l’ordinateur de dernière minute à T-6 minutes, retardant le lancement de 5 minutes.

Le cargo a été capturé le 12 août par le bras robotique de l’ISS pour son amarrage au module Destiny de la Station. Le bras était piloté par Megan McArthur.

Timelapse de l’arrivée et de la capture du Cygnus NG-16 par Oleg Novitskiy depuis l’ISS

Comme à son habitude, Northrop Grumman, le constructeur du cargo a donné un nom au cargo Cygnus en l’honneur d’une personne ayant contribué au spatial. Cette fois-ci c’est Ellison Onizuka, astronaute américain d’origine japonaise ayant péri dans l’accident de la Navette Challenger.

Voici l’entrée du cargo Cygnus NG-19 vue par l’équipage, avec un hommage à l’astronaute Ellison Onizuka dont le cargo porte le nom (crédit NASA)

Le cargo a amené environ 3,7 tonnes de matériels, d’expériences et de fournitures pour l’équipage.

Parmi les expériences amenées :

  • Impression Régolithe Redwire (RRP), impression 3D en utilisant un matériau qui simule le régolithe lunaire ou martien pour vérifier si ce matériau pourrait être utilisé comme matière première dans l’impression 3D afin de construire des structures lors de futures missions spatiales.
  • Cardinal Muscle teste si la microgravité peut être utilisée comme outil de recherche pour comprendre et prévenir la sarcopénie, la diminution des capacités musculaires due à l’âge. L’étude vise à déterminer si une plate-forme tissulaire conçue en microgravité forme les tubes musculaires caractéristiques trouvés dans le tissu musculaire humain. Une telle plate-forme pourrait fournir un moyen d’évaluer rapidement les médicaments potentiels avant les essais cliniques.
  • Four Bed CO2 Scrubber, un démonstrateur pour une nouvelle technologie d’élimination de l’excès de dioxyde de carbone d’un vaisseau spatial basé sur le système actuel. Le « laveur de CO2 à quatre lits » comprend des améliorations mécaniques et un absorbant amélioré et plus durable qui réduit l’érosion et la formation de poussière. 
  • Le Blob, une expérience française de la Mission Alpha de Thomas Pesquet, afin de voir le développement d’un organisme unicellulaire en apesanteur. Cela fait partie aussi des expériences éducatives de la 2e mission de l’astronaute français. A découvrir en détails dans un reportage à venir si tout va bien.
Le blob (crédit CBI/CRCA/CNES/CNRS Photothèque/David Villa/ScienceImage)

Une 2e sortie spatiale sur la CSS

La Station spatiale chinoise a connu le 20 août sa seconde sortie dans l’espace.

Images de la sortie du sas (crédit CMSA)

Effectuée par Nie Haisheng et Liu Boming, elle a duré un peu moins de 6 heures. Ils ont déployé une caméra et installé une pompe pour le contrôle thermique.

Les 2 taïkonautes se font signes au-dessus de la Terre (crédit CMSA)

Initialement prévue le 19 août mais reportée à la demande du centre de contrôle du segment américain de l’ISS, la correction d’orbite de la Station a été effectuée le 21 août. Les moteurs du module de service Zvezda du segment russe de l’ISS ont été allumés pendant 50 secondes en prévision du décollage à venir du Soyouz MS-19 afin d’optimiser sa trajectoire. La valeur d’impulsion était de 0,71 m/s. L’orbite moyenne de l’ISS est désormais à 420,91 km d’altitude.

Configuration de l’ISS le 21/08/2021 (crédit Orbital Velocity)

Le 24 août devait avoir lieu une sortie spatiale sur le segment américain de l’ISS. Finalement l’EVA 77 a été reportée au 12 septembre. Mak Vande Hei souffre d’un nerf pincé au niveau du cou. Il sera remplacé par Thomas Pesquet.

Ce sera la première EVA du segment américain de l’ISS sans aucun astronaute américain car le second astronaute est Aki Hoshide de la Jaxa.

Préparatifs de l’EVA 77 avec Mark Vande Hei et Aki Hoshide (photo Thomas Pesquet)

8e vol suborbital pour New Shepard

Après un premier vol habité, retour au vol d’essai pour le lanceur suborbital New Shepard le 26 août.

Personne à bord de la capsule qui a atteint un apogée de 105,619 m, mais 18 charges utiles commerciales à l’intérieur de la capsule, dont 11 sont soutenues par la NASA.

L’expérience de démonstration du capteur de désorbitation, de descente et d’atterrissage (Deorbit, Descent, and Landing ou DDL) était par contre montée à l’extérieur du booster. Il s’agissait du deuxième vol pour cette expérience après un premier vol sur NS-13 avec des améliorations sur les capacités du système de navigation par Lidar et Doppler et de l’ordinateur d’atterrissage de descente, qui fonctionneraient ensemble pour déterminer l’emplacement et la vitesse d’un engin spatial à l’approche de la surface. Les technologies pourraient permettre à de futures missions, à la fois avec équipage et robotiques, de cibler des sites d’atterrissage qui n’étaient pas possibles pendant les missions Apollo, comme des régions au relief varié à proximité de cratères. Un ensemble de données sont disponibles en open source.

L’une des expériences à bord de New Sheaprd NS-17 (crédit Blue Origin)

Un 23e cargo Dragon pour l’ISS

Le 29 août, un nouveau cargo Dragon a décollé à bord d’une Falcon 9.

Décollage Dragon CRS-23 (crédit SpaceX)

Après un peu moins de 12 minutes de vol le cargo s’est séparé du lanceur

Vue arrière du cargo Dragon CRS-23 et sa soute non pressurisée « trunk » à la séparation lanceur (crédit SpaceX)

L’amarrage à l’ISS a été effectué en mode automatique sans soucis le 30 août.

Timelapse de l’arrivée du cargo CRS-23 à l’ISS par Thomas Pesquet

Le cargo amène un peu moins de 2 tonnes de fret à l’ISS dont 1 tonne d’expériences scientifiques. Parmi elles, il y a un bras robotique qui sera installé à l’intérieur du sas Bishop. Ce bras développé par GITAI Japan Inc devra démontrer sa polyvalence et sa dextérité en microgravité. Les résultats pourraient soutenir le développement d’un travail robotique pour aider l’équipage dans certaines activités d’entretien, d’assemblage et de fabrication en orbite. La technologie a également des applications dans des environnements extrêmes et potentiellement dangereux sur Terre, comme les secours en cas de catastrophe, l’excavation en haute mer et l’entretien des centrales nucléaires.

Le cargo CRS-23 transporte également 8 cubesats qui seront déployés depuis l’ISS.


Pour finir l’actualité des vols habités, des images de la Terre depuis le module Nauka dont le cache du hublot au Nadir (face à la Terre) a été ouvert pour la première fois le 21 août :


Lancements orbitaux / satellites

(en dehors de ceux vers l’ISS ou la CSS)


Nouvel échec pour Hyperbola

Après un échec le 1er février dernier, l’entreprise chinoise iSpace a connu un nouvel échec de son lanceur léger Hyperbola-1 le 3 août. La charge utile inconnue n’a pas été mise sur orbite.

Décollage de Hyperbola-1 le 03/08/2021 (via @launchstuff)

ISpace a annoncé par la suite l’origine de la défaillance : la coiffe ne s’est pas séparée du lanceur.

C’est le 5e échec de l’année.


Des lancements chinois à un rythme effréné

La Chine continue de faire la course en tête en termes de nombre de lancements en 2021.

Le 4 août, une Long March 6 a emporté deux satellites expérimentaux de télécommunications en bande Ka, KL-Beta A and B, développés par l’Institut d’innovation microsatellite de l’Académie chinoise des sciences pour l’entreprise allemande KLEO Connect.

Lancement Long March 6 du 05/08/2021 via Weibo

Le même jour, le 5 août, une Long March 3B a décollé depuis un autre site de lancement avec à son bord le satellite Zhongxing-2E (ou ChinaSat 2E), un satellite probablement destiné aux télécommunications militaires.

Décollage Long March 3B du 05/08/2021 (via ChinaDaily)

Le 18 août, c’est une Long March 4B qui a mis sur orbite 2 satellites d’observation de la Terre Tianhui-2A et 2B.

Décollage Long March 4B du 18/08/2021 (via twitter)

Le 24 août, 2 lancements en moins de 5 heures d’intervalle :

  • A 11h15 UTC, une Long March 2C décollait depuis Jiuquan avec 3 (ou 2 selon les sources) satellites expérimentaux. Le lanceur utilisait pour la première fois une coiffe de 4,2m de diamètre.
  • A 15h41 UTC, une Long March 3B décollait depuis Xichang avec un satellite de démonstration de télécommunications sans doute militaire TJSW7 pour l’orbite géostationnaire.
Lancement Long March 3B du 24/08/2021 (via GlobalTimes)

Echec pour la GSLV indienne

L’ISRO a également connu un échec pour son 2e lancement de l’année.

Le 11 août, le lanceur GSLV n’a pas réussi à mettre sur orbite de transfert géostationnaire le satellite d’observation EOS-3.

Décollage GSLV / EOS-03 (crédit ISRO)

L’ISRO a annoncé les raisons de l’échec : « les performances des premier et deuxième étages étaient normales. Cependant, l’allumage de l’étage supérieur cryogénique ne s’est pas produit en raison d’une anomalie technique. La mission n’a pas pu être accomplie comme prévu ».

A 3’23 de la vidéo, la télémétrie lanceur montre la déviation de la trajectoire de vol

A lire : un article d’Eric Botlander sur Clubic


Un nouveau satellite PléiadesNeo sur orbite par Vega

Le 17 août, deuxième lancement réussi de l’année pour le lanceur européen Vega.

Décollage Vega VV19 (crédit Arianespace)

Vega VV19 a placé sur orbite héliosynchrone le satellite PléiadesNeo-4.

Le satellite PléiadesNeo-4 lors de son installation sur l’adaptateur lanceur (crédit Arianespace/CNES)

4 jours après son lancement, l’opérateur, Airbus DS, publiait l’une des premières images prises par le satellite avec une résolution de 30 cm :

Extrait de l’image de la dune du Pilat au sud d’Arcachon (France) par PNEO-4 le 21/08/2021 (crédit Airbus DS)
Image HD : lien

Il y avait aussi 4 passagers pour ce lancement VV19.

BRO-4 est le quatrième CubeSat de la constellation BRO (Breizh Reconnaissance Orbiter), un service de surveillance du spectre et de renseignement électromagnétique pour la surveillance maritime développé par la start-up française UnseenLabs.

LEDSAT, est un projet éducatif de l’Universtié de Rome, participant au programme Fly Your Satellite de l’ESA. LEDSAT a été conçu pour étudier les performances d’une technologie basée sur les diodes électroluminescentes pour le suivi optique des satellites en orbite terrestre basse.

RADCUBE est un CubeSat de l’entreprise hongroise C3S pour démontrer des technologies d’instruments miniaturisés qui mesurent in situ le rayonnement spatial et l’environnement du champ magnétique en orbite terrestre basse à des fins de surveillance de la météo spatiale.

SUNSTORM est un CubeSat de l’entreprise finlandaise Reaktor Space Lab avec un spectromètre à rayons X solaire innovant pour détecter les impulsions de rayons X produites par les éjections de masse coronale – des éruptions massives de plusieurs millions de tonnes de matériaux de la surface du Soleil.


34 satellites OneWeb supplémentaires sur orbite

Les lancements des satellites de télécommunications en orbite basse se succèdent pour OneWeb avec un 5e décollage le 22 août.

Cette fois-ci contrairement aux précédents, le lanceur Soyouz a décollé de Baïkonour et non de Vostochny. En raison des conditions balistiques moins favorables, il n’y a que 34 satellites et non 36 à bord.

Décollage Soyouz / OneWeb-9 le 22/08/21 (crédit Roscosmos)

La constellation OneWeb compte désormais 288 satellites sur orbite sur 648 satellites opérationnels prévus au total.


Une nouvelle tentative infructueuse pour Astra

Le 28 août, la « Rocket » de l’entreprise privée américaine Astra n’a pas atteint une nouvelle fois l’orbite. Le lanceur léger a connu dès la première seconde après le décollage une défaillance d’un de ses 5 moteurs qui lui a fait prendre une trajectoire horizontale puis verticale alors que le contrôle d’attitude compensait l’anomalie.

Décollage Astra Rocket le 28/08/2021 (crédit NasaSpaceflight)

L’équipe du centre de contrôle a mis fin à la mission nommée LV0006 après 2 minutes et demie de vol car le lanceur n’était plus dans sa trajectoire de vol nominale et autorisée. Il a atteint toutefois environ 50 km d’altitude.

A bord du lanceur, il y avait une charge utile de démonstration, STP-27AD1, pour l’US Space Force, pour mesurer l’environnement de lancement de la fusée. La charge utile comme le lanceur sont retombés dans l’Océan Pacifique sans faire d’autres dégâts ni de victimes.

L’arrêt de la propulsion décidé par le centre de contrôle « Terminated » (crédit NasaSpaceflight)

C’était la 3e tentative en moins d’un an d’Astra. « Space is hard » comme on a l’habitude de dire.


Nouvelle barge pour Falcon 9

Le 29 août, une nouvelle barge a été utilisée pour l’atterrissage des boosters Falcon 9 de SpaceX surnommée « A Shortfall of Gravitas » (un manque de gravité).

C’était le 4e atterrissage du premier étage du lancement du cargo Dragon CRS-23 [voir plus haut].

Retour à Port Canaveral de la barge « A Shortfall of Gravitas » le 31/08/2021 avec le booster B1061 (crédit SpaceX)

On termine ce chapitre « lanceurs » avec l’assemblage temporaire réalisé le 6 août entre le Starship SN 20 et le premier exemplaire de Superheavy. Au total 120 m de haut, 9 mètres de diamètre !

Assemblage temporaire de la BFR de SpaceX (crédit Elon Musk)

C’est environ 200 tonnes à vide, 2 tonnes par moteur Raptor, 80 tonnes pour les réservoirs, 20 tonnes pour l’inter-étage et environ 3 tonnes par grid fins. Des chiffres impressionnants !

Le SuperHeavy avait été équipé au préalable de 29 moteurs Raptors.

Le SuperHeavy est hissé sur la plateforme de décollage à Boca Chica au Texas (crédit Elon Musk)

La première tentative orbitale a été annoncée par Elon Musk d’ici la fin de l’année !

Le tableau récapitulatif des lancements de l’année est disponible sur Reves d’espace+


Exploration du Système Solaire et missions scientifiques

Perseverance fore sans succès

Le 6 août, le rover Perseverance a réalisé son premier forage, mais contre toute attente, l’éprouvette qui devait contenir les échantillons forés et susceptibles d’être renvoyés sur Mars par une autre mission était vide.

Détails dans l’article dédié : Perseverance : premier forage mais pas de roche collectée

Les équipes de la mission Perseverance vont tenter un nouveau prélèvement de roche début septembre. Cette fois-ci elles espèrent trouver une roche plus résistante et moins susceptible de s’effriter lors du carottage dans la zone « Citadelle ».


Ingenuity continue de voler

L’hélicoptère martien Ingenuity poursuit ses vols. Désormais il s’agit de vols de reconnaissance avant le passage du rover Perseverance.

Il a réalisé respectivement ses 11e et 12e vols les 4 et 16 août.

Vol 11 (Sol 163) : Vol vertical à 12m + Aller simple de 383m vers le Nord-Ouest. Vitesse max 5 m/s. Durée : 131s (crédit NASA/JPL/ Aurélien Genin)
Vol 12 (Sol 174) : Vol vertical à 10m + Aller-retour de 450m vers l’ENE. Vitesse max 4,5 m/s. Durée : 169,5 s (crédit NASA/JPL/ Aurélien Genin)

Deux survols de Vénus consécutifs

Les 9 et 10 août, les sondes Solar Orbiter et BepiColombo ont effectué des survols de la planète Venus afin de bénéficier de l’assistance gravitationnelle.

Explications dans l’article : Un nouveau survol de Vénus par BepiColombo et Solar Orbiter


9 ans sur Mars pour Curiosity

Cela fait déjà 9 ans que le rover Curiosity est sur Mars. Il a atterri le 6 août 2012.

Selfie de Curiosity à son (déjà) 3215 Sol ou jour martien de mission, pris par la caméra MALHI (crédit NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Même si les yeux sont souvent braqués sur son cousin Perseverance, Curiosity continue de parcourir le cratère Gale. Depuis septembre 2014, il gravit lentement le mont Sharp qui culmine à 5,5 km d’altitude au centre du cratère. Au fur et à mesure que le rover monte, il fait un retour chronologique de l’histoire climatique de Mars.

Les observations du rover ont montré que le cratère Gale abritait un système de lacs et de ruisseaux dans un passé ancien s’asséchant au fil du temps. Mais les analyses des roches ont révélé qu’il y avait eu en fait plusieurs transitions sol sec / sol humide. Le rover a détecté plusieurs pics de concentration de méthane mais sans qu’on en connaisse l’origine exacte et ni corrélée par des mesures du satellite Trace Gas Orbiter (TGO) de l’ESA.

Curiosity se situe maintenant quelque part entre une région enrichie en minéraux argileux et une région dominée par des minéraux salés appelés sulfates.

Le rover Curiosity a utilisé sa caméra de mât, ou Mastcam, pour capturer cette vue à 360 degrés près de « Rafael Navarro Mountain » le 3 juillet 2021, au 3 167e Sol de la mission. Assemblé à partir de 129 images individuelles, le panorama a été équilibré en blancs afin que les couleurs des matériaux rocheux ressemblent à ce qu’elles apparaîtraient dans des conditions d’éclairage diurnes sur Terre. On voit une bosse escarpée qui s’étend sur 137 mètres de haut. (Crédit NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Curiosity piloté depuis le JPL en Californie et le CNES à Toulouse avance lentement mais surement. Il a parcouru 26 km à ce jour.

La mission de Curiosity a été prolongée à plusieurs reprises depuis la fin de la mission principale prévue en 2014. Ce sont surtout les équipements électroniques ou l’érosion des roues qui pourraient stopper la mission, l’énergie électrique étant fournie par un système nucléaire qui peut fonctionner, lui, pendant 14 ans minimum.

Distances parcourus par les rovers martiens au 09/08/2021 (crédit Tezio)

L’un des lancements les plus attendus de l’année est celui du télescope spatial James Webb. Présenté comme le successeur de Hubble bien qu’il ne soit pas totalement comparable [lire Le James Webb Space Telescope, un digne successeur à Hubble], le JWST a terminé ses tests chez Northrop Grumman et est désormais en phase de préparation pour son voyage en bateau vers la Guyane pour un décollage fin novembre sur Ariane 5. A suivre !


Pour les lecteurs du blog qui seront arrivés à la fin de ce post, pourriez-vous m’envoyer en commentaires ou sur le mail (page contact) si le format de ce post vous convient ou ce qu’il conviendrait d’adapter à votre avis, et aussi j’aimerais connaître davantage vos souhaits de sujets d’articles. Merci encore pour votre soutien.

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1 Comment

  1. NB : il en résulte que le 1er vol habité (ou piloté) du Boeing Starliner est reporté à la mi-2022.
    NB : c’est TB comme ça ! Bonne continuation !…

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