Vidéo du jour : la sortie de Thomas Pesquet en caméra rapprochée

De nos jours nous pouvons suivre les sorties spatiales faites à la Station Spatiale Internationale en direct. On peut les suivre à travers les caméras fixées sur les scaphandres des astronautes, au niveau de leur casque. Lors de la seconde sortie spatiale de Thomas Pesquet, il emportait également une petite caméra type GoPro fixée à son bras gauche. Voici les 2 versions de la vidéo (l’une en accéléré et l’autre raccourcie avec quelques plans qui ne sont pas dans la première).

Cette vidéo a été réalisée au départ à des fins d’investigation. En effet, l’une des tâches de Thomas lors de l’EVA 40 était de trouver une fuite sur un réseau de refroidissement dans lequel passe du gaz ammoniac. La recherche a été infructueuse au moment de la sortie, mais les images de la caméra aideront sans doute les ingénieurs de la NASA au sol [lire Deuxième sortie spatiale réussie pour Thomas Pesquet].

Rappelons qu’au-delà des belles images que nous livrent les sorties spatiales, cet exercice est en réalité très dangereux. A la moindre défaillance de la combinaison spatiale, à la moindre micro-météorite qui frapperait le scaphandre, cela peut être le drame. Il faut aussi que l’astronaute reste continuellement attaché par son « fil d’Ariane », sinon il pourrait dériver loin de la Station, à jamais.

Toutes les tâches sont difficiles avec un scaphandre rigide. Essayez de vous déplacez avec une armure médiévale ! Le scaphandre est sous pression et donc veut garder sa forme. Les différentes couches protectrices des gants les rendent rigides également. Au bout de 6 heures ou plus de sortie dans l’espace, les astronautes en sortent épuisés, assoiffés (ils n’ont qu’une petite réserve d’eau dans le casque, à boire avec une pipette) et ont très faim. Pas de repos ni de nourriture pendant ces 6 heures ou plus ! Donc lorsque vous regardez des images de sorties spatiales, profitez encore plus du spectacle, car ce n’est pas une balade de santé pour les astronautes ! Mais comprenez aussi que quelquefois ils en profitent pour s’arrêter quelques secondes et profiter du paysage à 400 km sous leurs pieds.

Dangling my feet in space

Thomas Pesquet « Concrètement, une sortie extravéhiculaire, c’est ça : 400 km de vide sous les pieds (Credits: ESA/NASA) »

A lire aussi « What’s It Like to Spacewalk at 17,500 mph? » par l’astronaute Garrett Reisman au sujet de son expérience de sortie dans l’espace.

Mise à jour 06/04/2017. La vidéo en version complète sans son :

 

Bonus : et si la caméra parlait ? En vidéo, la caméra portée par Thomas Pesquet le 13 janvier lors de sa première EVA prend la parole (en anglais)

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