Chang’e5 décolle de la Lune

Si vous avez suivi mes derniers articles : on a une mission chinoise, Chang’e5, qui a décollé le 23 novembre vers la Lune, le 1er décembre elle a atterri avec succès sur le sol lunaire, puis elle a récolté des échantillons du régolithe sélène. Désormais, la seconde phase de la mission commence.

Cette infographie montre les étapes de base que la mission chinoise Chang’e-5 utilisera pour ramener des échantillons de la Lune (crédit Planetary Society)

Un nouveau décollage lunaire depuis 1976

Après environ 19 heures de travail sur la surface lunaire, la mission Chang’e-5 a terminé avec succès le forage de la surface lunaire, la collecte d’échantillons de surface et le conditionnement des prélèvements, et a effectué un certain nombre de tâches annexes scientifiques.

Selon la CLEP (la division de l’exploration spatiale lointaine et lunaire de l’agence spatiale chinoise), 12 échantillonnages ont été effectués et le conteneur de prélèvement a été rempli.

Image du bras robotique en train de récolter du régolithe lunaire

A 15h10 UTC ce jeudi 3 décembre, des ressorts ont éjecté le module de remontée de l’atterrisseur suivi très rapidement de l’allumage du moteur de 3 000 N pour le faire monter en altitude. Cet allumage dans un second temps permet d’éviter de contaminer les instruments du module d’alunissage.

A gauche, images réelles du départ du module de remontée de Chang’e5 depuis une caméra sur l’atterrisseur (crédit CLEP / CCTV)

Le moteur a fonctionné pendant 6 minutes, et 15 minutes après le décollage, l’agence spatiale chinoise a confirmé que le module d’environ 1 tonne s’était mis sur orbite lunaire.

Cela fait 44 ans qu’un décollage depuis le sol lunaire n’avait pas eu lieu, le dernier en date était celui de Luna 24.

Amarrage prévu le 5 décembre

Après une phase d’approche en orbite lunaire, l’amarrage en mode automatique avec l’orbiteur devrait avoir lieu le 5 décembre vers 21h40 UTC. La fenêtre pour un « docking » réussi serait seulement de 3 heures et 30 minutes.

Illustration de l’amarrage automatique en orbite lunaire de Chang’e5

Puis le module de remontée devra transférer sa précieuse cargaison de régolithe dans une capsule de retour pour le voyage vers la Terre.

L’injection sur une orbite trans-terrestre ou TEI (Trans-Earth Injection) aura lieu à une date inconnue à ce jour mais au moment le plus approprié pour un atterrissage de la capsule d’échantillons sur le territoire chinois. Le voyage devrait durer 112 heures comme à l’aller.

A suivre !

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