Chang’e5 : les échantillons de sol lunaire sont « dans la boite »

La mission Chang’e5 s’est posée sur la Lune le 1er décembre.

Alunissage de Chang’e5 en caméra embarquée (crédits indiqués sur les images)

Après le déploiement des panneaux solaires, les instruments à bord de l’ensemble atterrisseur/module de remonté ont été rapidement vérifiés et mis en route, nous donnant de belles images pour commencer.

Panorama lunaire par Chang’e5 (crédit CASC)

Collecter des échantillons lunaires en mois de 2 jours

La nuit lunaire approchant sur le site d’atterrissage, les températures vont rapidement descendre au-dessous de 0°C, pouvant atteindre les -150°C. Donc la phase suivante a été très vite initialisée par les contrôleurs de la mission de la branche exploration de l’agence spatiale chinoise, la CLEP (China Lunar’s and Deep Space Exploration).

Panorama lunaire vu depuis l’atterrisseur de Chang’e5 (crédit CNSA/CLEP)

L’agence spatiale chinoise a confirmé que, le 2 décembre, à 4h53 heure de Pékin, la foreuse de l’atterrisseur avait percé un trou de 2 mètres de profondeur, creusé du sol et scellé les échantillons récoltés dans des conteneurs prévus à cet effet afin d’éviter toute contamination pendant le trajet de retour sur Terre.

Ensuite, le bras robotique a été utilisé pour prélever des échantillons de la surface lunaire. Il a ensuite transféré les prélèvements (surface et sous-sol) à l’étage de remontée chargé de les amener vers l’orbiteur.

Images de l’atterrissage, du forage, de la collecte d’échantillons avec le bras robotique et de leur placement dans le module de remontée (crédit CNSA/CCTV)

Le difficile retour des échantillons reste à faire

Le 3 décembre, la 2e partie de la mission va commencer : le retour des échantillons sur Terre.

L’étage de remontée devrait décoller de la Lune ce jeudi 3 décembre vers 15h10 UTC, laissant à la surface la section atterrisseur.

Puis en élevant progressivement son orbite, il devrait rejoindre sous 3 jours l’orbiteur resté autour de la Lune à environ 200 km d’altitude.

Cette phase n’a jamais été réalisée par les Chinois.

Illustration du rendez-vous sur orbite lunaire de Chang’e5 (crédit CGTN/ CNSA)

Le retour sur Terre de la capsule renfermant les échantillons devrait avoir lieu vers le 16 décembre.

Si elle termine avec succès cette mission lunaire et retourne les échantillons collectés sur Terre, la Chine deviendra le troisième pays à ramener des échantillons lunaires.

Image de couverture: panorama plus haut projeté à plat par Mattias Malmer

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1 Comment

  1. Lire : Après le déploiement (pas « déploiements ») des panneaux solaires, les instruments à bord de l’ensemble atterrisseur/module de remonté ont été rapidement vérifiés et mis en route, nous donnant de belles images pour commencer.

    Lire : L’agence spatiale chinoise a confirmé que le 2 décembre, à 4h53 heure de Pékin, (supprimer « que ») la foreuse de l’atterrisseur avait percé un trou de 2 mètres de profondeur, creusé du sol et scellé les échantillons récoltés dans des conteneurs prévus à cet effet afin d’éviter toute contamination pendant le trajet de retour sur Terre.

    Lire : Le retour sur Terre de la capsule renfermant les échantillons devrait (pas « devraient ») avoir lieu vers le 16 décembre.

    NB : les deux premiers pays à avoir ramené des échantillons lunaires furent les USA (missions pilotées Apollo 11, 12, 14, 15, 16 et 17) et l’URSS (missions automatiques Luna 16, 20 et 24).

    Apollo 11 en juillet 1969, Luna 16 en septembre 1970.

    A noter que les sondes US Surveyor n’ont pas ramené d’échantillons lunaires.

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