L’actualité spatiale de Juillet en bref

Voici ma nouvelle sélection de l’actualité spatiale de juillet 2021, très orientée vols habités, mais aussi avec un record de lancements par la Chine en une semaine.

Désormais, les brèves d’actualités spatiales sont séparées en plusieurs catégories : vols habités, lancements (hors vols habités) et exploration du Système Solaire. J’espère que ça rend la lecture plus aisée.

Vols habités

Station Spatiale Internationale (ISS), Station spatiale chinoise (CSS), tourisme spatial

Le 2 juillet, la Station Spatiale Internationale a vu l’arrivée du cargo Progress MS-17 qui avait décollé le 29 juin.

Amarrage du Progress MS-17 (crédit Roscosmos)

Le cargo a amené plus de 2,5 tonnes de cargaisons nécessaires pour maintenir l’ISS en mode habité et mettre en œuvre le programme de recherche scientifique : 470 kg de carburant de ravitaillement, 420 litres d’eau potable, 40 kg d’air et d’oxygène dans des bouteilles, ainsi que 1 509 kg d’équipements et de matériaux divers pour la maintenance et l’équipage.


Le 4 juillet, les taïkonautes Liu Boming et Tang Hongbo ont réalisé une sortie spatiale de 7 heures, marquant la deuxième activité extra-véhiculaire jamais réalisée par la Chine, et dépassant largement la durée de la première qui n’était que de 33 minutes. 

A (re)découvrir dans l’article du blog :

En ce mois de juillet, Nie Haisheng est devenu le premier astronaute chinois à dépasser 2 mois cumulés en orbite autour de la Terre.


Arrivé le 5 juin à l’ISS, le cargo Dragon CRS-22 est rentré sur Terre le 10 juillet avec près de 2,2 tonnes d’expériences scientifiques. C’est à ce jour le seul cargo qui rentre sur Terre intact avec autant de cargaisons (les vaisseaux avec équipage ramènent des masses plus faibles de fret).

Départ du cargo Dragon CRS-22 le 08/07/2021 photographié par Thomas Pesquet

Le désamarrage a eu lieu à 14h45 UTC le 8 juillet. L’amerrissage s’est effectué le 10 juillet à 03h29 UTC dans le golfe du Mexique et le cargo CRS-22 a été récupéré.

Le cargo Dragon CRS-22 récupéré après son amerrissage (crédit SpaceX)

Le 11 juillet, après plus d’une décennie de développement, l’avion-spatial VSS Unity de Virgin Galactic embarque enfin ses premiers passagers « commerciaux » (autres que les pilotes) pour un vol suborbital. Richard Branson, le fondateur de l’entreprise réalise enfin son rêve : il monte à 85 km d’altitude, voit la rotondité de la Terre et passe quelques minutes en microgravité.

Détails et retour sur ce vol « aux frontières de l’espace » dans l’article du blog :


Le 20 juillet, Blue Origin a effectué le premier vol habité de sa capsule New Shepard. A son bord, Jeff Bezos, le fondateur de l’entreprise, son frère Mark, Wally Funk, une des Mercury 13, et un jeune homme Oliver Daemen.

Les détails du vol dans l’article :

Pour en savoir plus sur Wally Funk qui, à 82 ans, est devenue la personne plus âgée dans l’espace, même si ce n’était qu’un vol suborbital :


Le 21 juillet, l’équipage Crew-2, Shane Kimbrouh, Megan McArthur, Thomas Pesquet et Aki Hoshide, a embarqué à nouveau dans le Crew Dragon pour le déplacer du port avant du module Harmony au port face à l’espace. Cela permettra une arrivée sans manœuvre supplémentaire pour l’arrivée du vaisseau sans équipage Starliner prévu à ce jour le 4 août.

Crew Dragon et l’équipage Crew-2 lors du changement de port d’amarrage le 21/07/2021 (crédit NASA)

Le 21 juillet, c’était le lancement d’un nouveau module à destination de l’ISS : Nauka.

Tous les détails sur ce module, son lancement et son histoire compliquée dans l’article :

Le 30 juillet, le module est arrivé à destination. L’amarrage à l’ISS a été effectué selon le planning prévu mais des difficultés ont été rencontrées, principalement avec le système de propulsion, et y compris quelques heures après le « docking ».

Un article dédié évidemment sur cette arrivée :

Après l’incident de propulsion, les écoutilles entre Nauka et le reste de l’ISS ont été ouvertes le 31 juillet. Oleg Novitskiy et Pyotr Dubrov ont pu alors rentrer dans le module, faire des contrôles de l’air ambiant et commencer à débarquer le fret.

Pour l’arrivée de Nauka, il fallait laisser un port d’amarrage libre. Le 26 juillet, le module Pirs a quitté définitivement l’ISS.

Détails dans cet article :


Lancements orbitaux / satellites

(en dehors de ceux vers l’ISS ou la CSS)

Le 1er juillet (horaire UTC), une Soyouz 2.1b a placé 36 nouveaux satellites OneWeb sur orbite basse à 450 km d’altitude. La constellation de satellites de télécommunications atteint désormais 254 satellites. C’était le 10e lancement depuis la récente base de lancement russe de Vostochny.


En seulement une semaine, la Chine a effectué 4 lancements ! Même si elle a prévoit plus de 40 lancements en 2021, c’est exceptionnel et rendu possible par les différents sites de lancements à sa disposition.

Le premier lancement a eu lieu le 3 juillet au centre de lancement de Taiyuan avec le lancement de cinq charges utiles à bord d’une Long March 2D. La principale charge utile était le Jilin-1 Kuanfu01B, un satellite à très haute résolution à large champ et trois satellites à haute résolution Jilin-1 Gaofen-03D.

Le deuxième lancement a eu lieu au centre de lancement de Jiuquan le 4 juillet (heure UTC), mettant le satellite météorologique Fengyun-3E en orbite SSO grâce à une Long March 4C.

Décollage Long March 4C / Fengyun-3E (crédit Wang Jiangbo/Xinhua)

Le troisième lancement a eu lieu le 6 juillet. Une Long March 3C a placé un satellite Tianlian 1-05 en orbite géostationnaire. Les satellites Tianlian sont les satellites relais géostationnaires chinois qui relaient les signaux de satellites chinois en LEO, dont la station spatiale chinoise CSS, aux stations au sol. C’est le dernier exemplaire des satellites chinois de la série de relais de données de première génération.

Décollage Long March 3C / Tianlian 1-05 (crédit CASC)

Enfin, le 9 juillet, une Long March 6 a envoyé en orbite 5 satellites d’observation de la Terre Ningxia-1. Il s’agit du 2e cluster de satellites de la constellation Ningxia, les 5 premiers ayant été lancés en 2019, également sur un LM-6. 

Décollage Long March 6 / Ningxia-1 le 09/07/2021

Le 16 juillet, un engin réutilisable suborbital de démonstration a décollé du centre spatial de Jiuquan et a atterri sur la piste de l’aéroport Alashan Right Banner (RHT) en Mongolie Intérieure, soit à environ 220 km [il n’est pas inclus dans le tableau des lancements orbitaux].

Le communiqué de la CASC (China Aerospace Science and Technology Corp) parle d’un « véhicule utilisant des technologies aéronautiques et spatiales intégrées avec un profil de décollage vertical et d’atterrissage horizontal ».

L’engin testé est une première étape d’un système de transport spatial réutilisable. Il pourrait être très similaire au XS-1 de la DARPA.

Il n’y a aucune image de ce vol.

La Chine avait déjà lancé un vaisseau spatial expérimental réutilisable en septembre 2020 via une fusée porteuse Longue Marche-2F depuis Jiuquan. Après avoir passé deux jours en orbite, il était revenu sain et sauf vers le site d’atterrissage prévu. 

Voilà à quoi pourrait ressembler cet avion suborbital (crédit Phillipe Coué)

Le 19 juillet, une fusée Long March-2C a lancé un nouveau trio de satellites Yaogan SIGINT, ainsi que le satellite Tianqi-15 de l’entreprise Guodian Gaoke.

Lancement Long March 2C / Yaogan -30 10 le 19/07/2021

C’était le 7e lancement de l’année de satellites d’écoute militaire SIGINT chinois (du moins, c’est ce que les experts pensent de la mission de ces satellites) avec 6 lancement de triplés et 1 lancement unique. La mise sur orbite du 15e nanosatellite Tianqi marque l’achèvement de la première étape de la constellation du même nom. L’achèvement de la première phase du déploiement de la constellation qui, à terme, aura 38 satellites pour l’internet des objet ou IOT (Internet of Thing), permet la commercialisation des services satellitaires de Tianqi, pour des secteurs tels que l’agriculture intelligente, la conservation de l’environnement, les réseaux électriques, l’extraction du charbon, le transport de conteneurs et d’autres industries similaires qui doivent déployer une pléthore de capteurs pour surveiller l’état de divers paramètres.

Lors de ce vol, la coiffe du lanceur Long March 2C comprenait un parachute dans le but de restreindre la zone d’atterrissage après son largage. On ne sait pas si la coiffe récupérée pourrait être réutilisable et réutilisée lors d’un futur lancement.



Le 29 juillet, nouveau lancement chinois, le 25e de 2021 : Long March 2D depuis le Jiuquan Space Center avec à bord le satellite d’observation Tianhui-1 04.


Le 29 juillet, c’était le retour en vol d’Electron après l’échec du 15 mai dernier.

Electron a mis sur orbite un satellite de démonstration technologique avec un capteur déployable, « Monolith« , pour L’US Space Force. Fabriqué au Nouveau Mexique, il donne le nom du vol « It’s a Little Chile Up Here » et le logo avec un piment (chile).

Le satellite Monolith est sous coiffe
Logo de la mission « It’s a Little Chile Up Here »

Le 30 juillet, Ariane 5 a mis sur orbite 2 satellites de télécommunications : Star One D2 et Quantum.

Une bonne nouvelle pour le lanceur européen après une absence remarquée de près d’un an, le dernier vol remontant au 16 août 2020. Le lanceur est resté cloué au sol en raison d’une anomalie découverte sur la coiffe modifiée en vue du lancement du télescope James Webb. Cela n’avait pas eu d’incidence sur la mission VA253 mais il a fallu rectifier le souci.

Le satellite Star One D2 est un satellite multi-missions construit par Maxar pour le compte de l’opérateur Embratel. Il fournira des services de télévision payante, de vidéos, de téléphonies mobiles, de transfert de données et Internet, grâce à des transpondeurs en bandes Ku, Ka, C et X, au-dessus de l’Amérique centrale et du Sud.

Le satellite Star One D2 (crédit Maxar)

Développé dans le cadre d’un projet de partenariat de l’ESA avec l’opérateur de satellites Eutelsat et Airbus Space, en tant que maître d’œuvre, Eutelsat Quantum est le tout premier satellite commercial « flexible » entièrement reconfigurable par logiciel.

Le satellite Quantum avant la mise sous coiffe (crédit Arianespace/CSG)

Le satellite est destiné à être utilisé pour la transmission de données et de communications sécurisées.

Ses faisceaux peuvent être réorientés pour se déplacer quasiment en temps réel et ainsi fournir des informations à des passagers à bord d’avions ou de navires en mouvement. Les faisceaux pourront également facilement être modulés pour fournir davantage de données en cas d’augmentation de la demande. Cette reprogrammation en orbite lui permettra de répondre à l’évolution des demandes tout au long de sa durée de vie prévue pour 15 ans minimum.

Le satellite est en mesure de détecter et de caractériser des émissions frauduleuses, ce qui lui permettra d’agir de manière dynamique face à des interférences accidentelles ou à un brouillage intentionnel. Source ESA


Le tableau récapitulatif des lancements de l’année est disponible sur Reves d’espace+


Exploration du Système Solaire et missions scientifiques

Le 23 juillet, 3 études ont été publiées dans la revue Science sur l’analyse des données de la mission Insight sur Mars. Elles fournissent des détails sur la profondeur et la composition de la croûte, du manteau et du noyau de Mars, y compris la confirmation que le centre de la planète est en fusion.

Un résumé en français sur :


Lundi 5 juillet, l’hélicoptère Ingenuity a réalisé son 9e vol sur Mars. Il a repoussé ses propres limites : 166,4 secondes de vol jusqu’à une vitesse de 5 m/s.

Découvrez l’historique des 9 premiers vols d’Ingenuity et son parcours dans cet article particulier :

Le 25 juillet, il a réalisé un 10e vol sur Mars au Sol 152 (152e jour de mission pour Perseverance).

Il s’agissait d’un vol vertical à 12 mètres, un nouveau record, avec 8 arrêts pour prendre 4 images stéréo du sol. Ingenuity a parcouru une distance totale de 233 m vers l’Ouest, pendant 165,4 secondes (nouveau record de durée). Cette zone appelée Raised Ridges semble intéressante pour les scientifiques de Perseverance et les images de l’hélicoptère permettront de les aider dans la navigation du rover Perseverance vers une zone précise digne d’intérêt géologique.

Depuis son déploiement, Ingenuity a parcouru 1605 mètres, bien au-delà de ce qui avait été espéré pour une mission de démonstration technologique.

Vidéo par Aurélien Genin à partir des images prises par Ingenuity lors de son 10e vol (crédit NASA/JPL)

Le 13 juin, le télescope spatial Hubble connaissait une grosse défaillance qui l’empêchait de récolter des données scientifiques. L’origine de l’anomalie a été identifiée : probablement dans l’alimentation électrique de l’ordinateur des charges utiles [pour les détails techniques, je vous recommande cet article]. Un passage sur le système redondant a été réalisé jeudi 15 juillet. Le 19 juillet, la NASA confirme que le télescope est revenu en opérations scientifiques avec de nouvelles images collectées.

Ces images, issues d’un programme dirigé par Julianne Dalcanton de l’Université de Washington à Seattle, démontrent le retour de Hubble à des opérations scientifiques complètes. [À gauche] ARP-MADORE2115-273 est un exemple rarement observé d’une paire de galaxies en interaction dans l’hémisphère sud. [À droite] ARP-MADORE0002-503 est une grande galaxie spirale avec des bras spiraux étendus inhabituels. Alors que la plupart des galaxies à disques ont un nombre pair de bras spiraux, celle-ci en a trois (Crédits : Science : NASA, ESA, STScI, Julianne Dalcanton (UW) Traitement d’images : Alyssa Pagan (STScI))

Le 26 juillet, l’ESA et la NASA publient un communiqué commun au sujet d’une des dernières découvertes réalisées avec les données du télescope spatial Hubble : l’atmosphère de Ganymède, la lune de Jupiter Ganymède, contient de la vapeur d’eau.

Illustration de molécules d’eau trouvées dans l’atmosphère de Ganymède (crédit ESA/Hubble, J. daSilva)

Cette vapeur d’eau est le résultat de l’échappement thermique de la vapeur d’eau de la surface glacée de la lune. En effet, la plus grande lune de notre système solaire, Ganymède peut contenir plus d’eau que tous les océans de la Terre, mais les températures sont si froides que l’eau à la surface gèle et l’océan se trouve à environ 160 km sous la croûte.

La mission JUICE (JUpiter ICy Moons Explorer) de l’ESA qui doit décoller en 2022 et arriver dans le système jupitérien en 2029 et explorer notamment Ganymède, monde potentiellement habitable, devrait nous donner davantage de mesures sur cette eau. A suivre !


Le rover martien chinois Zhurong continue son expédition vers le sud du site d’atterrissage. Au 30 Juillet l’engin a parcouru 708 mètres en 75 jours martiens.

Il est notamment passé à proximité de son bouclier thermique et du parachute de freinage :

Image du parachute et du bouclier arrière de Zhurong le 12/07/2021
Dernière image publiée du sol martien prise par le rover Zhurong (Crédit CNSA)

Autres actualités

Le 23 juillet la NASA a annoncé avoir sélectionné le lanceur Falcon Heavy de SpaceX pour la sonde américaine Europa Clipper qui doit aller étudier Europe, la Lune de Jupiter. La NASA n’a donc pas retenu le SLS. Décollage prévu en octobre 2024.

Illustration de la mission Europa Clipper de la NASA en orbite autour d’Europe (crédit NASA)

Le 26 juillet, c’était l’anniversaire des 50 ans d’Apollo 15. Cette mission, moins connue et déjà moins médiatisée à l’époque, voit pour la première fois un véhicule mobile pour les astronautes sur la Lune : la « jeep » lunaire.

A retrouver sur l’article de la Cité de l’espace : Apollo 15 : une voiture sur la Lune


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1 Comment

  1. Parmi les évènements de juillet 2021, à noter aussi, malheureusement, les décès de deux cosmonautes à cinq jours d’intervalle, Maidarzhayvn Ganzorig le 4 juillet et Boris D. Andreyev le 9 juillet.

    Ganzorig (ou Gankhuyag) avait été la doublure de Zh. Gurragcha pour la mission Soyuz-39 / Salyut-6 effectuée du 22 au 30 mars 1981 par Dzhanibekov et Gurragcha avec pour doublures Lyakhov et Ganzorig. Ce fut la 8e mission effectuée dans le cadre du programme Inrerkosmos.

    Pour mémoire, outre Zh. Gurragcha et M. Ganzorig (n° 1 et 2), qui furent sélectionnés le 1er mars 1978, les autres candidats mongols connus, présélectionnés en 1977-78, étaient S. Saintsog et D. Surenkhorloo (n° 3 et 4), P. Erhambayar, B. Lhagvasuren et S. Sharavsambuu (n° 5, 6 et 7).

    Quant à Boris D. Andreyev, sélectionné le 22 mars 1972 dans le groupe TsKBEM-2 (avec Valentin V. Lebedev et Yuri A. Ponomaryov), il est surtout connu pour avoir fait partie de l’équipage de soutien (« support crew ») des missions Soyuz-16 (ASTP / EPAS « rehearsal ») et Soyuz-19 (ASTP / EPAS) effectuées respectivement par Filipchenko – Rukavishnikov et Leonov – Kubasov.

    En compagnie de Vladimir Dzhanibekov, il fit partie du 2e ou du 3e équipage (réserve) selon les sources de Soyuz-16 puis du 4e équipage (réserve) de Soyuz-19.

    Pour Soyuz-16, il fit partie du 3e équipage selon astronaut.ru (1er équipage : Filipchenko – Rukavishnikov ; 2e : Yuri Romanenko – Ivanchenkov ; 3e : Dzhanibekov – Andreyev) mais du 2e selon spacefacts.de (1er équipage : Filipchenko – Rukavishnikov ; 2e : Dzhanibekov – Andreyev ; 3e : Yuri Romanenko – Ivanchenkov).

    Pour Soyuz-19, il fit partie du 4e équipage (1er : Leonov – Kubasov ; 2e : Filipchenko – Rukavishnikov ; 3e : Romanenko – Ivanchenkov ; 4e : Dzhanibekov – Andreyev).

    Par la suite, il fut affecté avec Leonid Popov au 3e équipage de Soyuz-22, mission indépendante du programme Salyut (1er équipage : Bykovskiy – Aksenov ; 2e : Malyshev – Strekalov ; 3e : Popov – Andreyev) puis à l’un des équipages de réserve de Soyuz-25 (1er équipage : Kovalyonok – Ryumin ; 2e : Romanenko – Ivanchenkov ; 3e : Lyakhov – Grechko ; 4e : peut-être Popov – Andreyev, à vérifier). Soyuz-25 fut un échec du RV avec Salyut-6.

    Il fut ensuite affecté à la mission Soyuz 32 / 34 (1er équipage : Lyakhov – Ryumin ; 2e : Popov – Valentin Lebedev, ce dernier l’ayant remplacé ; 3e Vyacheslav Zudov – Andreyev) puis à la mission Soyuz 35 / 37 (1er équipage : Popov – Ryumin ; 2e : Zudov – Andreyev) et, enfin, à la mission Soyuz T-4 (1er équipage : Kovalyonok – Savinykh ; 2e : Zudov – Andreyev). Ces 3 missions furent respectivement les 3e, 4e et 5e expéditions (missions de longue durée) vers Salyut-6.

    Moralité, Boris D. Andreyev a été affecté à 7 équipages (Soyuz-16, 19, 22, 25, 32, 35 et T-4) avec 3 commandants différents (Dzhanibekov, Popov et Zudov) mais il n’est jamais allé dans l’espace car il ne fit jamais partie d’un équipage principal. On peut dire qu’il n’a pas eu de chance mais il est loin d’être le seul en ce cas !…

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