L’actualité de la semaine du 9 janvier : Kuaizhou-1A, SS-520-4, Falcon 9 et l’EVA 39

et Une semaine passionnante avec la première sortie spatiale de Thomas Pesquet mais aussi le retour en vol de la Falcon 9, le premier échec de lancement de l’année côté japonais et un lancement chinois.

Kuaizhou-1A, l’autre lanceur chinois

La Chine ne possède pas seulement les lanceurs Long March mais aussi un lanceur léger pour des lancements de satellites en orbite basse pesant moins de 300 kg, et avec pour objectif d’être à faible coût.

La fusée kuaizhou-1A (KZ-1A, ou navire rapide) a ainsi mis sur orbite à un peu plus de 520 km d’altitude, trois satellites lors de sa première mission commerciale lundi 9 janvier à partir du centre de lancement des satellites de Jiuquan. Les 2 précédents lancements avaient été pour des satellites gouvernementaux secrets en 2013 et 2014.

Lancement de Kuaizhou-1A (KZ-1A) et des satellites JL-1, XY-S1 et Caton-1 le 09/01/2017 (source : Xinhua)

La fusée emportait le satellite JL-1 et deux CubeSats XY-S1 et Caton-1. Le JL-1, également connu sous le nom de Lingqiao 3, est un satellite de télédétection multifonctionnel fournissant des images vidéo haute définition. XY-S1 et Caton-1 sont des satellites expérimentaux pour tester respectivement des technologies de communication à bande étroite et le système VHF Data Exchange (VDES) en orbite basse, selon l’agence de presse officielle Xinhua.

Le lanceur Kuaizhou-1A fait 20 mètres de haut et a une masse au lancement de 30 tonnes. Il comprend trois étages à combustible solide et un étage supérieur à carburant liquide pour terminer l’insertion orbitale. KZ-1A est dérivé du missile DF-21 auquel ont été ajoutés deux étage supplémentaires. KZ-1A peut être utilisé depuis toutes les bases de lancement chinoises car une plate-forme de lancement mobile transporte la fusée de l’installation d’intégration au site de lancement et fournit la puissance et le contrôle thermique pour la charge utile et le lanceur ainsi que la connectivité pour les tests de pré-lancement.

Crédit: EXPACE

Échec du lanceur léger japonais

Le lanceur SS-520-4 japonais a décollé du centre spatial d’Uchinoura à 23h33 UTC le samedi 14 janvier pour une mission de démonstration, visant à mettre le cubesat TRICOM-1 sur une orbite elliptique autour de la Terre.

Mais les télémétries ont été rapidement perdues au bout de 20 secondes de vol. Les deux premiers étages se seraient séparés en atteignant toutefois une altitude de 200 km. Ils sont ensuite retombés tous les 2 dans l’Océan Pacifique au sud-est de la base de lancement.

Photo: JAXA

SS-520-4 est une fusée à combustible solide à trois étages mesurant moins de 10 mètres de haut et 52 centimètres de diamètre et pesant 2600 kg, dérivée de la fusée-sonde SS-520. Si la mission avait été un succès, il serait devenu le plus petit et le plus léger de tous les lanceurs orbitaux à ce jour. Il a été principalement développé pour le lancement de cubesats, marché en pleine émergence [lire Cubesat, c’est quoi ? ça sert à quoi ?].

Source principale : spaceflight101

Retour en vol réussi pour Falcon 9

Falcon 9 a enfin décollé ce 14 janvier 2017 ! Après de multiples reports, la Falcon 9 a réussi sa mission principale et également sa mission secondaire.

Le 14 janvier à 17h54 UTC, la Falcon 9 a décollé de la base de Vandenberg en Californie. Le lanceur a ainsi mis sur orbite à 625 km d’altitude 10 satellites Iridium-NEXT, la plus grosse charge utile à ce jour pour la fusée avec près de 9 tonnes.

Iridium-1 Launch

Photo : SpaceX

Plus de photos de ce lancement sur Flickr

Ce lancement était très important pour SpaceX pour retrouver la voie du succès car le dernier lancement de Falcon 9 remontait au 14 août 2016. En effet, depuis l’explosion de la fusée sur son pas de tir lors de son essai statique quelques jours avant son décollage le 1er septembre, le lanceur était cloué au sol.

Iridium-Next, la téléphonie mobile nouvelle génération

Iridium-NEXT est la nouvelle génération de satellites de la constellation Iridium qui a été placée sur orbite entre 1997 et 1999 (avec des ajouts en 2002). Cette constellation vieillissante a connu quelques déboires économiques lors de son commencement. Avec la nouvelle génération de satellites, Iridium, qui offre des communications vocales et de données à travers le monde par le biais de téléphones satellites ou des terminaux émetteurs-récepteurs, espère couvrir 80% du globe , incluant les régions polaires, les vastes océans et les voies aériennes.

Image : Iridium

Au total, ce sont 81 satellites qui seront fabriqués et assemblés. La fourniture des éléments des satellites est effectuée par l’européen Thales Alenia Space et l’assemblage est réalisé par Orbital ATK en Arizona. 66 satellites constitueront à terme la constellation, 6 satellites seront lancés en complément pour jouer le rôle de back-up en orbite et 9 satellites seront des satellites prêts à être lancés.

Pour plus d’informations sur Iridium-NEXT et la fabrication de ses satellites, je vous suggère le numéro 34 du magazine Espace & Exploration.

4e atterrissage du premier étage réussi sur une barge

Pendant que le second étage, qui avait pris le relais après 2 minutes et 35 secondes de vol, le premier étage tentait un atterrissage retour.

Iridium-1 Landing

Seulement huit minutes et treize secondes après le décollage, le premier étage a atterri sans problème sur la barge surnommée « Just read The Instruction », stationnée à environ 370 km à l’ouest de San Diego. dans le Pacifique.

source : https://lightsinthedark.com

C’est le premier succès sur la côte ouest, le quatrième atterrissage en mer au total, avec les trois précédentes ayant eu lieu sur une barge en Atlantique, et le cinquième avec l’atterrissage historique du premier étage d’un lanceur orbital en décembre 2015.

Le live technique de SpaceX :

Live commenté en français sur la chaîne Stardust :

Une sortie spatiale réussie pour Thomas Pesquet et Shane Kimbrough

Thomas Pesquet a réalisé sa première sortie spatiale le 13 janvier en compagnie de Shane Kimbrough.

A retrouver dans l’article dédié : Thomas Pesquet : une sortie spatiale parfaite !

Thomas Pesquet :
Le selfie de l’espace, passage obligé ! À part ça je vous assure, c’est un sentiment inoubliable d’être son propre vaisseau spatial ! (Credits: ESA/NASA)

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