Vol d’essai du lanceur indien GSLV-MkIII et de sa capsule CARE prévu le 18 décembre

L’Inde avance à grand pas dans l’exploration spatiale. Après avoir réussi la mise en orbite de sa sonde martienne Mangalyaan en septembre, l’agence spatiale indienne, l’ISRO, s’apprête à tester une nouvelle version de son lanceur lourd et une capsule habitable ce 18 décembre : code mission LVM3-X / CARE.

Mise à jour 21/12 : Lancement réussi ! Les photos et vidéo dans :  » Les lancements du 15 au 21 décembre : Proton, GSLV, Soyouz, Strela « 

Le nouveau lanceur GSLV-MkIII de 43,4 mètres de haut et de 630 tonnes est conçu pour rendre l’ISRO entièrement autosuffisante dans le lancement de satellites de télécommunication plus lourds (4500 à 5000 kg) en orbite géostationnaire, d’où GSLV « Geostationary Satellite Launch Vehicle »

Schéma du GSLV Mk-III (source ISRO)

Schéma du GSLV Mk-III (source ISRO)

Le lanceur doit réaliser un vol suborbital et atteindre une altitude de 125 km environ afin de tester la stabilité atmosphérique de la fusée dont  la transition vers la vitesse supersonique, la tenue à la pression dynamique,  et de vérifier la tenue de tous les systèmes structuraux lors des accélérations, mais également les systèmes de séparation entre les différents étages du lanceur.

Le  GSLV-Mk III aura comme charge utile CARE , »Crew module Atmospheric Reentry Experiment », une capsule de test pour le futur module d’équipage indien.

Le simulateur de module d’équipage pèse 3735 kg et mesure 3,1 m de diamètre sur 2,68 m de longueur. Cette capsule de test est installée sur l’étage supérieur du lanceur, dans une configuration à l’envers, avec une interface lanceur standard, afin d’éviter le développement d’un adaptateur spécifique, bouclier thermique vers le bas.

CARE en salle blanche avant son lancement (source ISRO)

CARE en salle blanche avant son lancement (source ISRO)

L’objectif de l’ISRO est d’étudier comment le module d’équipage et le bouclier thermique se comportent face aux fortes températures lors de la rentrée dans l’atmosphère de la Terre. Le comportement du module lors de la rentrée va déterminer les technologies à développer pour le vol spatial habité.

Le vol :

Séquence de vol du GSLV Mk-III (source ISRO)

Séquence de vol du GSLV Mk-III (source ISRO)

Après la séparation du lanceur à une altitude d’environ 125 kilomètres à T + 5 minutes 25 secondes, le module utilisera six propulseurs diergol de poussée 100N chacun pour amortir sa chute jusqu’à atteindre une altitude de 80 kilomètres lorsque les propulseurs sont désactivés. Le véhicule devrait d’atteindre toutefois une vitesse de 5,3 km par seconde.

A une altitude de 15 km, il y aura le déploiement de plusieurs parachutes successivement dont au final trois énormes parachutes pour ralentir la descente du module. Le module est prévu d’amerrir près de l’archipel d’Andaman et sera récupéré par la Garde côtière indienne et l’ISRO. La totalité du vol du décollage à l’amerrissage durera environ 20 minutes. 

Séquence de vol du module CARE (source ISRO)

Séquence de vol du module CARE (source ISRO)

Le lancement est prévu entre 4h00 et 7h00 UTC (5h et 8h heure de Paris) depuis le Satish Dhawan Space Center (Sriharikota) ,  à suivre sur http://webcast.isro.gov.in/ ou là :

Il faut rappeler que le gouvernement indien n’a pas approuvé de mission spatiale habitée jusqu’à présent.

Pour compléter :

 

Une réflexion sur “Vol d’essai du lanceur indien GSLV-MkIII et de sa capsule CARE prévu le 18 décembre

  1. A noter que je ne connais les noms que de 6 candidats cosmonautes (groupe de 1982) ou astronautes (groupe de 1984) indiens, à savoir :

    – groupe de 1982 : Rakesh Sharma (le seul qui soit allé dans l’espace), Ravish Malhotra, Yogesh « Yuri » Suri et S.C. Mittal (dont je ne connais toujours pas les prénoms) ;
    – groupe de 1984 : Nagapathi C. Bhat et P. Radakrishnan Nair.

    En connaissez-vous d’autres ?

    Ceux du 3e groupe (qui devraient être 4… seulement !…) seront appelés « vyamonautes ».

    Par ailleurs, ne pas oublier que Kalpana Chawla et Sunita Williams (née Pandiya) sont (était dans le cas de K. Chawla…) d’origine indienne, tout comme plusieurs autres candidats astronautes US (dont certains furent présélectionnés).

    Amitiés,

    Michel

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