#Retro2020 – Destination Mars : 3 sur 4

Nouvel article d’une série pour résumer l’année spatiale 2020

Trois missions ont décollé vers Mars en 2020

La première mission à avoir décollé en 2020 pour Mars est la mission chinoise Tianwen-1. La sonde devrait atteindre Mars le 10 février 2021 avec un allumage de son moteur pour la freiner et la mettre en orbite martienne. A la mi-mai 2021, la Chine tentera pour la première fois d’atterrir sur la planète et d’y faire rouler un petit rover.

Après les succès des missions Chang’e3, 4 et 5 sur la Lune, même si plusieurs missions s’y sont cassé les dents, la Chine pourrait devenir la 3e nation à atterrir sur Mars.

La seconde mission en route pour Mars est l’inattendue sonde des Emirats Arabes Unis : Al Amal (Hope en anglais ou Espoir en français). Même si les objectifs de cette mission qui ne comprend qu’un orbiteur sont limitées, la réussite de cette mission ferait des EAU la première nation arabe à effectuer une mission dans le Système Solaire.

Hope devrait arriver sur orbite martienne le 9 février.

La 3e mission qui a décollé vers Mars est sans doute la plus ambitieuse et la plus complexe : Mars 2020 et son rover Perseverance de la NASA. L’imposant rover, très similaire à Curiosity, doit effectuer les premières analyses in-situ à la recherche d’une trace de vie passée sur la planète rouge. Il doit également préparer la mission Mars Sample Return, dont l’objectif est de ramener des échantillons du sol martien sur Terre.

Perseverance doit atterrir sur Mars le 18 février à 20h43 UTC.

Mais pas pour Exomars

Malheureusement une 4e mission devait aussi prendre « la route » vers la planète rouge : Exomars.

La mission russo-européenne est restée au sol pour des raisons multiples techniques et à cause du Covid-19.

Depuis l’annonce du report de lancement en septembre 2022, pour un atterrissage sur Mars en juin 2023, l’intégration des différentes parties de la mission s’est poursuivie.

Tous les éléments de la mission sont arrivés chez Thales Alenia Space à Cannes pour des tests combinés : la plate-forme d’atterrissage Kazachok, les boucliers thermiques, le module de croisière et le rover Rosalind-Franklin.

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Le rover Rosalind Franklin a été installé sur la plateforme d’atterrissage Kazachok pour des tests électriques.
Sur cette image prise le 8/12/2020, le panneau solaire arrière droit de la plate-forme d’atterrissage est vu partiellement déployé. L’avant du rover est visible, avec sa perceuse rangée en position horizontale. Une première dans l’exploration de Mars, la foreuse doit extraire des échantillons jusqu’à un maximum de deux mètres et les livrera au laboratoire sophistiqué du rover pour analyse. (crédit Thales Alenia Space (TAS), Cannes)

L’ensemble module d’atterrissage et rover sera ensuite intégré à l’intérieur du module de descente pour les contrôles d’équilibrage de masse, ainsi que le module de croisière qui emmènera la mission vers Mars. Une fois les tests terminés à Cannes, le rover retournera dans les salles blanches de TAS de Turin, en Italie, pour des tests fonctionnels supplémentaires, avant d’être expédié sur le site de lancement à Baïkonour.

En parallèle, le nouveau système de parachute qui aidera à poser le rover ExoMars sur Mars a terminé le premier test de chute à haute altitude en novembre. Ce test est essentiel car il est représentatif de la basse pression atmosphérique sur Mars. et il a été effectué avec des éléments redesignés à la suite de deux tests infructueux en 2019. L’extraction et la décélération des parachutes se sont déroulées comme prévu, le véhicule d’essai a atterri en toute sécurité et les parachutes d’essai ont été récupérés. Cependant, quatre déchirures dans la voilure du premier parachute principal et une dans le deuxième parachute principal ont été retrouvées après la récupération. Les dommages semblaient se produire au début de l’inflation, la descente se produisant par ailleurs nominalement. De nouvelles améliorations seront nécessaires

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Séquence de déploiement du parachute ExoMars 2022 (crédit : ESA)
Le rover Rosalind Franklin et la plateforme de surface Kazachok sont encapsulés dans un module de descente qui sera transporté sur Mars par un module de croisière. Le module de descente est équipé de deux parachutes – chacun avec sa propre goulotte pilote pour l’extraction – pour aider à le ralentir avant d’atterrir sur Mars. Une fois que la traînée atmosphérique aura ralenti le module de descente d’environ 21 000 km/h à 1700 km/h, le premier parachute sera déployé. Environ 20 secondes plus tard, à environ 400 km/h, le deuxième parachute s’ouvrira. Après la séparation des parachutes à environ 1 km au-dessus du sol, les moteurs de freinage se mettront en marche pour livrer en toute sécurité la plate-forme d’atterrissage à la surface de Mars. La séquence complète de l’entrée atmosphérique à l’atterrissage ne prend que six minutes.

Les 3 missions martiennes de 2020 en vidéo :


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