Les lunes Phobos et Deimos par Mars Express

La planète Mars compte 2 satellites Deimos et Phobos. L’Agence Spatiale Européenne a dévoilé récemment des images prises par le satellite Mars Expressde ces corps découverts en 1877. Plusieurs autres satellites ont déjà pris des images de ces lunes mais on ne connait pas encore bien leurs origines, leurs compositions, ni si on pourrait y poser un engin à leur surface inconnue également. 

Image de la lune Phobos de Mars acquise par l’une des caméras de Mars Express le 12/09/2017 (credit ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO)

Dans cette image prise par l’orbiteur Mars Express le 15/012018, au premier plan se trouve la lune de 6,2 km de diamètre de Mars, Deimos, partiellement éclairée, et en arrière-plan Saturne, reconnaissable à ses anneaux, à près de 1 milliard de km de Mars (credit ESA/DLR/FU Berlin, CC BY-SA 3.0 IGO)

Prendre des images de ces lunes avec pour référence des étoiles en arrière plan permet aux scientifiques de préciser la position et donc l’orbite de ces satellites martiens. Phobos possède l’un des plus grands cratères d’impact par rapport à sa taille. Le diamètre du cratère de Stickney est d’environ un tiers du diamètre de la lune. C’est le plus grand cratère visible sur cette image :

Sur cette image prise par l’orbiteur Mars Express le 8/01/2018, on voit au premier plan la plus grande lune martienne, Phobos, et en arrière-plan, une étoile de référence (encerclée en rouge) utilisée pour localiser la position de la lune (credit ESA/DLR/FU Berlin ,CC BY-SA 3.0 IGO)

Mars Express est un satellite de l’ESA en orbite autour de la planète rouge depuis 2003 qui prend habituellement des images de la surface martienne. En décembre 2003, il a éjecté l’atterrisseur Beagle 2 qui n’a malheureusement pas réussi à communiquer après son atterrissage, considéré donc comme un échec. Mars Express a également participé au suivi de l’atterrissage raté de l’EDM Schiaparelli d’Exomars 2016, en tant que relais de communication [lire aussi L’EDM-Schiaparelli d’ExoMars retrouvé !]Mars Express avec son orbite particulière se rapproche périodiquement de Phobos, et à même été à 115 km seulement de la Lune à l’été 2017. 

Phobos a été la cible de 2 missions russes en 1988 dont l’une a cessé de communiquer lors de sa phase de vol vers Mars, et la seconde rapidement après sa mise en orbite autour de la planète. La mission Phobos-Grunt en 2011 qui devait effectuer un retour d’échantillon de la lune est aussi un échec car elle ne parvient pas à se dégager de l’orbite terrestre.

Phobos n’en reste pas moins l’objet régulier de projets de missions d’atterrissage et de retour d’échantillons. En raison de sa proximité avec Mars et à l’un de ses côtés toujours face à Mars, la lune pourrait également être un emplacement possible pour un poste d’observation plus permanent. Cela permettrait un suivi et une étude à long terme de la surface et de l’atmosphère martiennes, ainsi qu’un relais de communication pour d’autres engins spatiaux.

Source principale de l’article : Mars Express views moons set against Saturn’s rings

 

 

Une réflexion sur “Les lunes Phobos et Deimos par Mars Express

  1. Pour rappel, Phobos (Peur panique) et Deimos (Terreur) sont deux frères jumeaux, fils d’Ares (Mars) et Aphrodite (Vénus). Selon les sources, ils auraient aussi (ou non) une soeur, Harmonie. Ils auraient surtout de multiples demi-frères et demi-soeurs, comme quoi les familles recomposées ne sont pas une invention récente. Nihil novi sub sole !

    Suite à la guerre (mythologique) contre Typhon, Zeus accorda à Phobos et Deimos le titre de gardiens du ciel.

    Ces deux satellites de Mars n’ont été découverts qu’en août 1877 par Asaph Hall (1829-1907) mais leur existence était déjà supposée au XVIIIe siècle.

    En effet, Jonathan Swift (dans les « Voyages de Gulliver », 1726) et Voltaire (dans « Micromégas », 1752) ont déjà parlé de ces deux satellites en extrapolant d’après l’existence d’un satellite autour de la Terre (la Lune) et des 4 connus à l’époque autour de Jupiter, les satellites galiléens (Io, Europe, Ganymède et Callisto, découverts en 1610, l’année de l’assassinat du bon roi Henri IV, bon roi sauf pour les Francs-comtois…).

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