Parker Solar Probe : nouveau record lors de sa 4e rencontre solaire

La sonde Parker Solar Probe en orbite très elliptique autour du Soleil depuis août 2018, date de son lancement, vient de réaliser son 3e passage au plus près du Soleil et a battu de nouveaux records.

La sonde a déjà réalisé 3 passages au plus près de notre étoile, le 6 novembre 2018, le 4 avril 2019 et le 1er septembre 2019.

Ces périhélies permettent d’observer la couronne solaire et le vent solaire [détails sur la mission sur : La NASA à la rencontre du Soleil avec Parker Solar Probe]

Après un survol de Vénus

Le 26 décembre, Parker Solar Probe a terminé avec succès son deuxième survol de Vénus. Le vaisseau spatial a utilisé Vénus pour se ralentir, s’approchant de la planète à une distance d’environ 3000 km de la surface de Vénus pendant la deuxième assistance gravitationnelle de la mission.

Cette assistance a ajusté la trajectoire de Parker Solar Probe pour l’installer sur sa quatrième orbite autour du Soleil, ou périhélie.

Cinq autres assistances gravitationnelles autour de Vénus sont encore prévues d’ici la fin de la mission initiale prévue en 2025.

Représentation des survols de Vénus par Parker Solar Probe (crédit NASA/Johns Hopkins APL)

Nouveau record et d’autres à venir

Comme prévu la quatrième approche rapprochée du Soleil, appelée périhélie, s’est réalisée le 29 janvier.

Représentation des futures orbites de Parker Solar Probe, qui va s’approcher de plus en plus du Soleil (crédit NASA/Johns Hopkins APL)

Au cours de ce périhélie, Parker Solar Probe a battu ses propres records de vitesse et de proximité du Soleil pour un objet créé par l’homme.
Le vaisseau spatial a atteint une vitesse d’environ 393 044 kilomètres par heure alors qu’il tournait autour du Soleil à une distance d’environ 18,6 millions de kilomètres.

Comme avec la plupart des approches rapprochées de Parker Solar Probe, le vaisseau spatial est hors de contact avec la Terre pendant plusieurs jours autour du périhélie.

Les contrôleurs de mission du Johns Hopkins Applied Physics Laboratory à Laurel dans le Maryland, ont reçu une balise de «statut A» du vaisseau spatial le 1er février. Le statut A est le meilleur des quatre signaux d’état possibles et indique que le vaisseau spatial fonctionne nominalement et que les suites d’instruments collectent des données scientifiques.

En chiffres

Fin du dernier périhélie : 4 février 2020, 05:14 UTC

Vitesse la plus rapide: 393 044 km/h le 29 janvier 2020, 09:37 UTC – soit moins d’une minute pour relier Paris à New-York !
Approche la plus proche: 18 696 529 km le 29 janvier 2020, 09:37 UTC – soit moins de la moitié de la distance Mercure-Soleil !

Données de PSP au 4 février 2020 selon les modèles et non les datas réelles du satellite (crédit jhuapl.edu)

Le bouclier thermique de Parker Solar Probe, appelé Thermal Protection System , ou TPS, a également atteint de nouveaux records de température.
À cette distance du Soleil, les estimations de modélisation informatique montrent que le côté orienté vers le Soleil du TPS a connu une température de 612°C, environ 300 degrés plus chaude que celles rencontrées lors des trois précédents périhélies. Mais heureusement le bouclier thermique en composite de carbone de près de 12 cm d’épaisseur a été conçu pour résister à plus de 1400°C, température qu’il devrait voir lors des 3 dernières approches en 2024-2025.

Présentation du bouclier thermique (Thermal protection system), du système de refroidissement des panneaux solaires (Solar array cooling system) et de senseurs (Credit: NASA/Johns Hopkins APL/Ed Whitman)

Le vaisseau spatial et les instruments derrière ce bouclier thermique de protection sont restés à une température d’environ 30°C.

La quatrième phase de rencontre solaire de Parker Solar Probe a commencé le 23 janvier et le vaisseau spatial continuera d’acquérir des données scientifiques jusqu’au 29 février.

Ces données de rencontre solaire seront téléchargées sur Terre à partir de mars.

Bientôt Solar Orbiter pour compléter l’étude de notre Soleil

Parker Solar Probe devrait continuer d’orbiter autour du Soleil jusqu’au moins 2025, sa durée minimale de mission étant de 7 ans, mais devrait bientôt être rejointe par la mission européenne Solar Orbiter pour l’étude simultanée du Soleil.

Retrouvez une première présentation de Solar Orbiter ici : Rendez-vous avec Solar Orbiter prêt au lancement

Et bientôt un reportage sur les opérations à venir !

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Solar Orbiter & Parker Solar Probe approchent de leurs orbites finales sur cette représentation (crédit NASA/Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio)

Source : http://parkersolarprobe.jhuapl.edu

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1 Comment

  1. Hello,

    Bon, je ne suis pas calée sur le sujet, même si cela me passionne.
    Je trouve ça incroyable de pouvoir s’approcher d’aussi près du soleil ! C’est assez dingue !

    Belle soirée,
    Laura – Bambins, Beauté et Futilité

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