Nouvelle étape pour le « GPS » européen #Galileo #VS09

4  satellites de la constellation Galileo sont déjà en orbite (depuis octobre 2011 et octobre 2012), mais le lancement de 2 satellites supplémentaires par une fusée Soyouz prévu ce 21 août va permettre de franchir une nouvelle étape dans le programme européen Galileo.
Mise à jour du 21/08 : report de 24h annoncé par ARIANESPACE pour cause de vents défavorables

Coiffe VS09 ©ESA / CNES / Arianespace

Coiffe VS09 ©ESA / CNES / Arianespace

« Doresa » et « Milena » sont les 2 satellites n°5 et 6 de la constellation qui vont être lancé par une fusée Soyouz, le vol VS09, depuis le Centre Spatial Guyanais, ce jeudi 21 août vendredi 22 août 2014, à 12:31:14 12:27:11 UTC – 09:31:14 9:27:11 (Heure de Guyane) – 14:31:14 14:27:11 (Heure de Paris)

Pour suivre le lancement, 2 liens : site de l’ESA et Arianespace.tv

Mise à jour : article au sujet du lancement du 23/08 

Pourquoi un système de navigation européen ?

Galileo est le système global de la navigation par satellites propre à l’Europe, devant fournir un service global de positionnement très précis et garanti sous contrôle civil. Il est inter-opérable avec les systèmes militaires GPS américain et Glonass russe.

L’indépendance européenne a été une raison majeure de la décision de ce projet de la Commission Européenne mais Galileo sera également une pierre angulaire dans la navigation globale par satellite.

Il devrait permettre de déterminer des positions très précises pour la plupart des endroits sur la terre, même dans les villes élevées où les constructions gênent les signaux des satellites bas sur l’horizon. En effet, Galileo pourra  fournir la précision en temps réel de positionnement à moins d’un mètre. Il garantira la disponibilité du service en toutes circonstances et informera les usagers dans la seconde de n’importe quelle défaillance satellite, la rendant appropriée aux applications critiques du point de vue de la sécurité telles que le guidage des véhicules, le fonctionnement des trains et l’atterrissage des avions.
Les signaux de navigation de Galileo fourniront une couverture même aux latitudes jusqu’à 75 degrés Nord (qui correspond au Cap Nord en Norvège, l‘endroit le plus nordique de l’Europe) et au-delà. Le grand nombre de satellites ainsi que la conception optimisée de constellation, plus la disponibilité de satellites de rechange, s’assureront que la perte d’un satellite ne devrait avoir aucun effet perceptible sur l’usager.

Avec Galileo, l’Europe sera capable d’exploiter largement les opportunités fournies par la navigation par satellite. Les fournisseurs des récepteurs, les fournisseurs d’application et les opérateurs de service devraient bénéficier de possibilités d’affaires innovantes.

Ce lancement de 2 satellites supplémentaires aux 4 déjà en orbite permettre d’ouvrir le Service Initial de Galileo et de passer en mode « FOC » (Full Operational Capability – pleine capacité opérationnelle)

Le service ouvert de Galileo sera accessible gratuitement et fournira des informations de positionnement, de navigation et de datation. Il sera interopérable avec le GPS et sera utilisable pour de nombreuses applications grand public, y compris les téléphones intelligents et la navigation embarquée.

  • La contribution du service de recherche et sauvetage (SAR) à l’initiative COSPAS-SARSAT

Le service SAR de Galileo sera un outil important permettant de localiser les personnes en détresse. Les satellites sont équipés d’un répondeur, qui est capable de transférer les signaux de détresse des émetteurs aux centres de coordination de sauvetage régionaux, qui initieront alors l’opération de sauvetage. En même temps, le système enverra un signal de réaction à l’usager, l’informant que sa situation a été détectée et que l’aide est sur le chemin. Cette dernière caractéristique est neuve et est considérée une évolution majeure comparée au système existant, qui ne fournit pas le retour d’information d’usager. Le SAR de Galileo est la contribution de l’Europe à un effort coopératif en matière de recherche et de sauvetage nommé COSPAS-SARSAT, qui permet de sauver 1 300 vies chaque année.

Le PRS est un service crypté conçu pour apporter une grande robustesse et une disponibilité garantie. Le signal résistera aux interférences involontaires, au brouillage malveillant, à l’usurpation («spoofing») et à la transplexion («meaconing»). Ce service est destiné à la sécurité et aux infrastructures stratégiques (par exemple, l’énergie, les télécommunications et la finance). Le service initial PRS de Galileo sera lancé à partir de 2014 pour les États membres de l’UE participants.

  • Démonstrateur du service commercial

Le service commercial de Galileo offrira diverses fonctions à haute valeur ajoutée, qui devraient comprendre un positionnement précis centimétrique et une fonction d’authentification, permettant le développement d’applications pour un usage professionnel ou commercial. La validation de principe du service commercial de Galileo débutera en 2014 avec la mise en place d’un démonstrateur, et le service initial à proprement parler devrait être lancé en 2016.

La constellation finale de Galileo comprendra à terme 30 satellites et sera pleinement opérationnelle à l’horizon 2020. À cette date, les services garantis de Galileo fonctionneront sur la base de 24 satellites, les six autres étant répartis comme satellites de réserve, à raison de deux sur chacun des trois plans orbitaux. Chaque satellite mettra environ 14 heures à faire le tour de la Terre, donc il y aura toujours au moins quatre satellites visibles n’importe où dans le monde.

Chaque satellite est construit pour une durée de vie de 12 ans, en orbite à 23 222 kilomètres d’altitude au-dessus de la terre, et à une inclinaison de 56 degrés à l’équateur. D’ailleurs cette inclinaison plus grande que le système GPS , rendra Galileo particulièrement approprié à l’opération au-dessus de l’Europe du Nord, une zone qui n’est pas bien couverte par le GPS.

Et après le lancement ?

Après le décollage, le vol des trois étages inférieurs de Soyuz durera environ 9 minutes. Ensuite, le composite supérieur comprenant l’étage supérieur Fregat, le dispenseur, et les satellites GALILEO SAT 5-6 se séparera du troisième étage du lanceur. Les trois étages inférieurs et la coiffe retomberont en mer.

VOL VS09 - Galileo Sat 5-6 (source Arianespace)

VOL VS09 – Galileo Sat 5-6 (source Arianespace)

Fregat allumera son propre moteur à ce moment pour emporter le composite supérieur sur une orbite de transfert au-dessus de la Terre. Après ce premier allumage, le composite est mis en rotation au cours d’une phase balistique de 3 heures et 16 minutes. À un point prédéterminé de cette orbite, Fregat procédera à un second allumage d’environ 5 minutes pour gagner l’orbite circulaire de séparation. Après stabilisation, le dispenseur libérera les deux satellites. A la fin de la mission, le Fregat sera passivé. Les satellites GALILEO SAT 5-6 procéderont alors à une manœuvre pour diminuer leur altitude et rejoindre leur orbite opérationnelle (information du Launch Kit)

Vue d'artiste du "dispenser" libérant dans leurs orbites finales les deux premiers satellites de la capacité opérationnelle totale Galileo SAT 5-6.  ©ESA–J. Huart, 2014

Vue d’artiste du « dispenser » libérant dans leurs orbites finales les deux premiers satellites de la capacité opérationnelle totale Galileo SAT 5-6. ©ESA–J. Huart, 2014

Pour compléter et sources de l’article :

Une réflexion sur “Nouvelle étape pour le « GPS » européen #Galileo #VS09

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