Dix sites présélectionnés pour Mascot

Si vous avez suivi mes précédents posts sur la mission Hayabusa-2, vous savez déjà que le 14 août se tenait au CNES de Toulouse une réunion importante sur le choix de la zone d’atterrissage de l’atterrisseur Mascot [sinon lisez Préparation à l’atterrissage de Mascot au CNES ou regardez la vidéo en fin d’article].

Réunion des scientifiques du monde entier et des équipes du CNES, du DLR et de la JAXA pour le choix des sites d’atterrissage de Mascot (credit CNES)

Le choix du site d’atterrissage de Mascot est difficile car Ryugu présente à sa surface de nombreux gros rochers et plus de cratères d’impact que d’autres petits astéroïdes. Il faut aussi tenir compte de l’intérêt scientifique.

Représentation sur une planisphère des 10 sites présélectionnés pour l’atterrissage de MASCOT sur Ryugu (credit CNES)

Les responsables de la sélection du site d’atterrissage de MASCOT ont exclu les pôles de l’astéroïde. Les ingénieurs veulent également garder MASCOT à l’écart d’une région où les longues périodes de soleil pourraient entraîner une surchauffe.

Résultat de la sélection le 23 août !

A lire sur le site du CNES : Choix du site d’atterrissage de Mascot : un vrai challenge !

Hayabusa-2 au plus proche pour mesurer la gravité de Ryugu

La sonde Hayabusa-2 est descendue au plus proche de l’astéroïde le 7 août, à moins d’un kilomètre d’altitude.
Depuis fin juillet, la sonde s’est rapprochée de Ryugu mais c’est à partir du 6 août, qu’une troisième opération de descente a été réalisée afin de mesurer la gravité de l’objet rocheux, pour en connaître cette caractéristique et aider aux atterrissages des Minerva et de Mascot.

Zone correspondant à l’image suivante de prise de vue de l’ONC-T le 07/08/2018 (credit JAXA, Université de Tokyo, Université Kochi, Université Rikkyo, Université Nagoya, Institut de technologie Chiba, Université Meiji, Université Aizu, AIST)

Dans cette opération de mesure de la gravité, la sonde a été placée le plus possible sans contrôle de trajectoire et d’attitude soit en chute libre. Ainsi les mouvements de la sonde « libre » sont analysés et on peut donc mesurer l’attraction de la sonde à Ryugu par le champ gravitationnel de l’astéroïde.
Le 6 août, Hayabusa-2 a quitté sa position d’origine à environ 20 km d’altitude pour atteindre 6 000 mètres, puis elle est tombée librement jusqu’à une altitude minimale de 851 m le 7 août, où les moteurs ont été allumés pour effectuer sa remontée.

Image prise par la caméra de navigation optique (ONC-T) à une altitude d’environ 1250 m le 7 août 2018 (Credit JAXA, Université de Tokyo, Université Kochi, Université Rikkyo, Université Nagoya, Institut de technologie Chiba, Université Meiji, Université Aizu, AIST)

Les images en vue rapprochée révélent de nouveaux détails sur la surface de Ryugu, montrant des textures, des arêtes accidentées et de gros rochers éparpillés sur un paysage gris foncé.

La taille réduite de Ryugu (900 m de diamètre environ) se traduit par un champ de gravité ténu estimé à 60 000 fois plus faible que celui de la Terre. La JAXA n’a pas publié pour l’instant de chiffes précis.

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