Les lancements de la semaine du 26 janvier au 1er février

Après une semaine précédente plutôt calme (1 seul lancement), une fin de semaine chargée avec 3 lancements :

Samedi 31 janvier à 15h22 heure française, une fusée Delta 2 d’ULA a décollé avec succès de la base Air Force de Vandenberg en Californie (USA)

Initialement prévu le 29 janvier, il avait été reporté pour cause de vents trop forts en altitude.

A son bord, le satellite SMAP de la NASA et 4 cubesats ELaNA X :

  • SMAP (Soil Moisture Active Passive) permettra d’établir une carte d’une résolution sans précédent de l’humidité à la surface de la Terre au moins tous les deux à trois jours, ce qui permettra de mieux prédire les sécheresses et les risques d’inondation. Il est constitué d’un radiomètre et d’un radar.
Vue d'artiste de SMAP (©NASA)

Vue d’artiste de SMAP (©NASA)

le satellite SMAP lors de son assemblage sur la fusée Delta 2 (source NASA Kennedy)

le satellite SMAP lors de son assemblage sur la fusée Delta 2 (source NASA Kennedy). Sur la gauche, on voit le grand réflecteur roulé pour le lancement (tube noir). La partie blanche est l’arrière du panneau solaire.

  • La mission ELaNa X est constituée de 4 Cubesats :
    • FIREBIRD-II (A et B), 2 Cubesat qui étudieront les « micro-rafales » d’électrons dans les ceintures de radiations de Van Allen
    • L’expérience GRIFEX, une mission de validation de la technologie, composée de trois unités CubeSat (3 modules de 10x10x10 cm)
    • ExoCube, un satellite de météorologie composé de trois unités CubeSat également

Après un peu moins d’une heure de vol, le satellite a été séparé du lanceur :

et les panneaux solaires ont été déployés avec succès :

La mission pourra commencer après la phase de « commissionning » (phase de tests pour vérifier que tous les instruments à bord fonctionnent parfaitement). C’est seulement au bout de 16 jours en orbite que le grand réflecteur de 6 mètres de diamètre qui sert d’antenne sera déployé.

Schéma de principe de SMAP (©NASA)

Schéma de principe de SMAP (©NASA)

Dimanche 1er février, à 2h21 heure française, une fusée HII-A a mis sur orbite le satellite militaire IGS

La fusée a décollé du Tanegashima Space Center (Japon) après un report de 3 jours suite à une mauvaise météo également.

IGS est un satellite radar de reconnaissance militaire, notamment pour l’alerte de lancements de missiles depuis un pays comme la Corée du Nord.

une autre vidéo disponible (avec une vue depuis un avion à la fin):  http://bcove.me/n2kmew3g

Dimanche 1er février, une fusée Proton d’ILS a mis sur orbite le satelite de télécommunications Inmarsat 5 F2.

(source Roskosmos)

Le décollage a eu lieu à 14h31 heure française depuis le cosmodrome de Baïkonour.

Un lancement beaucoup moins médiatisé a eu lieu dans la nuit (heure locale) du 28 janvier depuis la base Poker Flat Research Range en Alaska.
Une petite fusée Oriole IV a lancé 6 sondes jetables dans la thermosphère lors d’un vol suborbitale, là où se produisent les aurores boréales.

Une fusée suborbitale Oriole IV de la NASA décolle d’Alaska le 28 janvier transportant six charges utiles de recherche construites par le Space Dynamics Laboratory de l’Université d’État de l’Utah. Photo: NASA

Selon Charles Swenson de l’université d’Utah co-responsable du projet avec la NASA, les données recueillies permettront à la NASA et aux opérateurs de satellites d’acquérir une meilleure compréhension des processus énergétiques impliqués lors d’une activité aurorale et comment ils peuvent affecter les satellites en orbite autour de la planète. « Les vents solaires créent des courants électriques dans la haute atmosphère de la Terre où les aurores boréales se produisent. Ces courants produisent de la chaleur, l’expansion de la thermosphère. Ce qui, à son tour, augmente la quantité de traînée sur un satellite de manière significative. » Les missions précédentes ont déjà mesuré le flux d’énergie lors d’un événement aurorale mais les mesures enregistrées n’ont été prises qu’en quelques points où une seule sonde passe au-dessus de l’aurore. Avec six petites sondes, les données couvriront une plus grande surface d’aurore boréale. (source principale)

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Une fusée suborbitale Oriole IV de la NASA décolle d’Alaska le 28 janvier transportant six charges utiles de recherche construites par le Space Dynamics Laboratory de l’Université d’État de l’Utah. Photo: NASA

Une vidéo est disponible sur ce site

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