Le cargo Dragon SpX3 de retour sur Terre

Arrivé à la Station Spatiale Internationale le 20 avril dernier, le cargo Dragon SpX3 a quitté l’ISS ce dimanche 18 mai à 13h26 UTC.

SPX3 s'écarte de l'ISS (source NASA TV)

SPX3 s’écarte de l’ISS (source NASA TV)

 

Le cargo ramène sur Terre des échantillons des expériences en  biologie, biotechnologie et sciences physiques.

 « Bien que certaines de ces données peuvent être obtenues par analyse en l’orbite, de nombreuses techniques d’analyse n’ont pas été miniaturisées ou modifiées pour leur permettre d’être réalisées en orbite, ce qui signifie le retour de l’échantillon est la seule façon d’obtenir ces données », a déclaré Marybeth Edeen, responsable adjointe du bureau des recherches de l’ISS au Centre spatial Johnson de la NASA à Houston.

Une des nombreuses expériences qui reviennent concerne l’étude des bactéries résistantes aux médicaments pour déterminer les profils d’expression des gènes et des changements en microgravité. L’expérience AES-1 utilise l’E. coli afin de mieux comprendre la diminution de l’efficacité des antibiotiques pendant les vols spatiaux. L’étude est sur basée sur de précédentes études qui suggèrent que les bactéries sont capables de se développer dans l’espace, même dans une concentration d’antibiotique qui devraient normalement décourager leur croissance. Sur Terre, comme les bactéries deviennent plus résistantes aux antibiotiques, il y a des options de traitement pharmaceutiques moins efficaces pour les personnes atteintes d’infections bactériennes. Les résultats de AES-1 pourraient aider à améliorer le développement des antibiotiques sur la Terre.

L'astronaute Rick Mastracchio travaille sur l'efficacité des antibiotiques dans l'espace (AES-1) au cours de l'expédition 38. (source NASA)

L’astronaute Rick Mastracchio travaille sur l’efficacité des antibiotiques dans l’espace (AES-1) au cours de l’expédition 38. (source NASA)

Une autre étude ramenée par Dragon est Micro-7  : étudie de l’effet de la microgravité sur les dommages et la réparation de l’ADN dans des fibroblastes humains, les cellules indivisibles qui constituent la majorité du corps humain. Comprendre comment ces cellules fonctionnent en microgravité permettront d’avancer la connaissance des changements apportés aux organes, tissus et l’ensemble du corps pendant les vols spatiaux. Les chercheurs peuvent utiliser les données provenant du Micro-7 dans les futures études sur Terre pour mieux comprendre la maladie et pourrait conduire au développement de nouvelles thérapies.

Une myriade d’autres échantillons seront également de retour sur Terre, comme ceux des expériences sur les conséquences cardiovasculaires ou les besoins énergétiques de l’astronaute lors de vols spatiaux de longue durée. Les connaissances tirées de ces études permettent d’assurer la santé des membres d’équipage pendant les vols spatiaux de longue durée et peut contribuer à des traitements pour des problèmes de santé similaires sur la Terre.

Mise à jour 19/05

L’amerrissage a eu lieu à 19h05 UTC à environ 490 km à l’ouest de la Basse Californie. La capsule a été repêchée par les équipes et montée à bord d’un bateau où l’électricité à bord été remise afin de remettre en route notamment les 2 réfrigérateurs transportant les échantillons d’études.

Retour du Dragon SpX3 (source SpaceX)

Retour du Dragon SpX3 (source SpaceX)

Amerissage du Dragon SpX3 (source SpaceX)

Amerissage du Dragon SpX3 (source SpaceX)

Bateau de récupération du Dragon SpX3 (source SpaceX)

Bateau de récupération du Dragon SpX3 (source SpaceX)

Source principale de cet article pour les expériences sur www.nasa.gov (en anglais) 

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