L’actualité spatiale du 3 au 9 septembre : Long March – Haiyang-1C et réhausse de l’ISS

Une semaine encore bien calme avec un seul lancement orbital (report d’un lancement Falcon 9 du dimanche au lundi).

Réhausse de l’ISS

Le 6 septembre, une correction d’orbite programmée de l’ISS a été effectuée. Le système de propulsion du module de service Zvezda du segment russe a été allumé pendant 13,1 secondes, utilisant environ 30 kg d’ergols.
La Station a ainsi reçu une augmentation de sa vitesse de 0,2 m/s. Après la manoeuvre, les paramètres d’orbite de l’ISS étaient les suivants :
  • Altitude minimale : 402,8 km,
  • Altitude maximale : 426 km,
  • Durée de l’orbite : 92,613 minutes
  • Inclinaison de l’orbite – 51,66°

Photo d’Oleg Artemyev du jet de gaz produit lors de la réhausse de l’ISS le 23/06/2018

L’objectif de la correction était la formation de conditions balistiques favorables pour l’atterrissage du Soyouz MS-08 prévu le 4 octobre prochain, ainsi que le lancement en orbite du Soyouz MS-10 prévu à ce jour le 11 octobre.

Un satellite chinois de surveillance maritime mis sur orbite

Le vendredi 7 septembre, une fusée chinoise Long March 2C a décollé du centre de lancement de Taiyuan à 3h15 UTC.

Lancement Long March 2C / Haiyang-1C le 07/09/2018 (credit Xinhua/Zheng Taotao)

Le satellite Haiyang-1C a été placé sur une orbite basse héliosynchrone pour une durée de vie prévue de 5 ans.

Le satellite aidera à surveiller la couleur des océans et la température de l’eau, fournissant des données de base pour la recherche sur l’environnement océanique mondial, selon l’agence nationale chinoise de la science, de la technologie et de l’industrie pour la défense nationale (CASTIND). Le satellite, le troisième d’une série de satellites chinois d’observation marine, est équipé d’un scanner de couleur et de température océaniques, d’un imageur de zone côtière, et d’un système d’identification automatique par satellite pour le suivi des navires. Ses données seront également utilisées dans l’étude des ressources et de l’environnement des eaux offshore, des îles et des zones côtières de la Chine, des secours en cas de catastrophe marine et de l’utilisation durable des ressources océaniques, a déclaré l’administration chinoise. HY-1C peut détecter les concentrations de chlorophylle et de sédiments en suspension et la matière organique dissoute, ce qui peut affecter la couleur de l’océan, ainsi que les températures à la surface de la mer.

Animation illustrant la couverture du satellite Haiyang-1C en orbite héliosynchrone (credit CAST)

Comme souvent, à cause de la localisation de 3 des 4 sites de lancement en plein centre de la Chine, loin des côtes océaniques, les débris du premier étage de la fusée Long March sont retombés près d’habitations.

Tentative de récupération de la coiffe ?

Il s’agissait de 284ème lancement d’une Long March tous modèles confondus, avec un taux de réussite cumulé de 94,7%. Ce lancement était le 24ème de l’année pour la Chine.

Des images partagées sur Twitter semblent montrer que les Chinois effectuent peut-être également des tentatives de récupération de la coiffe du lanceur à l’instar de ce qu’essaye de faire SpaceX depuis quelques mois. Un parachute a été placé sur l’une des 2 demi-coiffes.

En bref

  • Les investigations sur l’origine de la dépressurisation de l’ISS du 30 août sont toujours en cours. Le 5 septembre, Roscosmos a appelé les médias russes et internationaux à de la retenue sur les hypothèses sur la fuite et a annoncé que les résultats de l’enquête devraient être connus d’ici mi-septembre [communiqué].

 

  • Le 3 septembre, le nom des deux premiers candidats astronautes émiratis a été annoncé : Hazza Ali Al Mansouri et le Sultan Saif al Neyadi. L’un des deux devrait partir dans l’ISS en avril 2019 pour une dizaine de jours dans la Station. Plus de détails dans Les Emirats Arabes Unis, une nouvelle nation spatiale.

Le récap de la semaine en vidéo (disponible à partir de 18h) :

2 réflexions sur “L’actualité spatiale du 3 au 9 septembre : Long March – Haiyang-1C et réhausse de l’ISS

  1. possible une question ? Bonjour déjà! je me demande depuis longtemps pourquoi il faut absolument une fusée géante pour aller sur la lune ou Mars etc…pourquoi engager des dépenses considérables sur des années plutôt qu’utiliser du matériel fiable et amorti comme l’Atlas ou Delta voir même Ariane etc.. ? trois ou quatre vols suffiraient à satelliser les 100/150 tonnes voulues non ? merci pour votre site il est passionnant.

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