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Starship Flight 13 : SpaceX réussit le déploiement de satellites Starlink V3 et un amerrissage en douceur dans l’Océan Indien

SpaceX a réussi le 13e vol d’essai du Starship avec un décollage le 24 juillet (UTC). La mission a confirmé plusieurs objectifs techniques majeurs, notamment le déploiement des premiers satellites Starlink V3, un rallumage moteur en vol et une rentrée atmosphérique de l’étage supérieur conclue par un amerrissage en douceur dans l’Océan Indien.

Ce vol marque une étape importante pour le programme Starship avec la validation des Raptor V3 dans l’espace. Y aura-t-il une première tentative de mission orbitale au 14e vol ?

Deux reports et enfin de le décollage

Après un premier report le 16 juillet à cause d’une anomalie d’allumage sur des moteurs Raptor sur le premier étage qui a nécessité le remplacement de 2 moteurs, puis un report le 24 juillet en raison de la mauvaise météo, le lancement a finalement eu lieu le 24 juillet à 22h51 UTC (17h51 au Texas). Ce 13e vol test utilisait le couple Booster 20 / Ship 40, tous deux effectuant leur premier vol.

Starship a quitté le pas de tir pour une mission suborbitale d’environ une heure. Le booster Super Heavy a assuré la phase initiale de montée avec ses 33 moteurs, avant la séparation des étages, puis le retour vers le golfe du Mexique.

La séparation s’est déroulée normalement et le booster a ensuite exécuté son « boostback burn », puis sa descente propulsée vers la mer. Le retour n’a pas été parfaitement « doux », puisque la vitesse de descente est restée plus élevée que prévu, et donc le Booster a été perdu.

Déploiement des Starlink V3

L’un des objectifs du vol annoncé par SpaceX a été le déploiement de 20 Starlink V3, une première pour cette nouvelle génération de satellites. SpaceX voulait vérifier la mécanique de largage, la tenue des satellites en trajectoire suborbitale et leur comportement lors d’une phase de vie très courte avant la rentrée.

SpaceX : « Déploiement de 20 satellites Starlink V3 terminé. Le test d’aujourd’hui fournira des données critiques alors que nous nous préparons à étendre notre constellation Starlink. »

Les satellites n’étaient pas destinés à rester en orbite durablement. Ils devaient suivre la même trajectoire que Starship, puis se consumer lors de la rentrée atmosphérique, après une séquence de test suffisamment longue pour vérifier le déploiement des panneaux solaires et des antennes. Les ingénieurs de SpaceX ont pu communiquer avec succès avec chaque satellite à l’aide de liaisons radiofréquence et laser et ont téléchargé des télémesures clés des satellites.

Rallumage moteur en vol

Après avoir échoué au vol 12, Starship a réussi un rallumage moteur dans l’espace, une manœuvre essentielle pour les futures missions orbitales et permettant de vérifier que l’étage supérieur conserve sa capacité de propulsion après la phase balistique.

Starship a réussi à allumer l’un de ses moteurs Raptor en orbite spatiale, testant une manœuvre qui sera nécessaire pour les futures missions orbitales – crédit SpaceX

Le Ship a ensuite poursuivi sa rentrée dans l’atmosphère terrestre, avec une phase de freinage et de descente contrôlée jusqu’à l’amerrissage final dans l’Océan Indien. Cette fin de mission confirme que l’étage supérieur a tenu son profil de vol jusqu’au bout, malgré les contraintes thermiques et dynamiques de la rentrée. SpaceX a pu recueillir des données critiques sur les performances du bouclier thermique avant d’exécuter un mouvement d’inclinaison dynamique pour imiter la trajectoire que les futures missions suivront pour faire revenir le Ship à Starbase.

Amerrissage du Ship 40 dans l’Océan Indien (crédit SpaceX)

Le Ship semblait intact après l’amerrissage :

Le Ship 40 après l’amerrissage dans l’Océean Indien (crédit SpaceX)

Un vol plus abouti que le précédent

Par rapport au vol 12, SpaceX a réussi à corriger plusieurs problèmes, notamment ceux qui avaient affecté la séquence d’allumage et la fiabilité de certains moteurs. Le résultat est un vol plus complet, avec davantage d’objectifs atteints dans une même mission.

Ce succès global du vol intervient à un moment clé du développement du Starship. Pour la suite, l’enjeu sera de transformer ce type de mission en cadence régulière. La NASA attend un Starship orbital pour 2027 pour Artemis III.

SpaceX a clairement indiqué que la suite du programme doit rapprocher Starship d’un usage orbital, puis de missions plus ambitieuses pour Starlink, la Lune et, à long terme, Mars.

Crédit images de couverture : Adam Bernstein et SpaceX

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