Idée lecture : Nix Olympica

Je fais très rarement des conseils de lecture, même s’il y a quelques recommandations sur le blog, car je suis une lectrice fainéante. Mais je fais exception avec ce livre car je l’ai littéralement dévoré l’été dernier : Nix Olympica, publié chez Lucca Editions.

Couverture de Nix Olympica (crédit Lucca Editions)

J’ai voulu en savoir plus sur sa genèse et j’ai donc interviewé son auteur : Nicolas Beck.

Nix Olympica ou le voyage martien

Nix Olympica est un roman facile d’accès pour adolescents ou adultes. Il vous emmènera dans un voyage vers Mars avec un équipage mixte et multiculturel. Avec une présentation originale et moderne, mêlant l’histoire, des rapports de mission et des retranscriptions d’échanges entre l’équipage et le sol, vous embarquez pour un voyage agrémenté de rebondissements.

Exemple de retranscription dans le livre (crédit Lucca Editions)

Personnellement, je trouve que la plupart des faits dans le roman sont crédibles et c’est ce qui m’a plu aussi. Ce n’est donc pas de la science-fiction à 100% mais plutôt de la science mêlée à de la fiction.

Objectif : vulgariser les sciences

Pour Nicolas, l’objectif principal de son roman est de vulgariser et d’interpeller les lecteurs sur différents aspects du voyage vers Mars. 

Nicolas, géologue de formation (sciences de la Terre et de l’Univers), est responsable des actions de vie étudiante et de culture à l’université de Lorraine. Depuis plusieurs années, il forme les chercheurs et les doctorants à vulgariser leurs recherches, les aide à mieux communiquer sur leurs sujets d’étude. Il organise aussi différentes animations, comme des fêtes de la science, ou “ma thèse en 180 secondes”. Il est auteur de plusieurs articles de vulgarisation pour les adolescents.

Ce livre est un prolongement de son action de vulgarisation scientifique à l’écrit, avec des articles mais aussi d’une bande dessinée scientifique basée sur les recherches de doctorants. Nicolas espère ainsi s’adresser à un nouveau public.

J’ai fait le choix assumé d’un vaisseau spatial simplifié, d’un mode de propulsion peu détaillé, pour qu’il convienne à tout le monde et sans rentrer dans des détails trop compliqués à comprendre. De plus, ce sont des aspects que je ne maîtrise pas suffisamment.

Attention, quelques éléments du roman sont dévoilés par la suite !

Pourquoi Mars ?

Mars est en fait un sujet facile d’accès pour le grand public, qui fait rêver, qui interpelle et qui questionne. On peut rentrer dans certains sujets complexes scientifiques et technologiques assez rapidement sans devoir tout expliquer en préambule.

Je prône l’étude de Mars pour la science et non dans le but de coloniser la planète, au contraire peut-être d’un certain Elon Musk, qui a une place dans mon roman [on n’en dira pas plus ici].

J’ai l’espoir d’une collaboration internationale pour Mars au contraire des missions Apollo lunaires qui n’avaient pas été faites dans cette optique.

Pourquoi une jeune femme comme héroïne principale ?

A travers la vulgarisation scientifique, il est essentiel de faire passer le message que les sciences sont accessibles à tous et aussi à toutes. Il me semble important de promouvoir les filières scientifiques aux jeunes femmes.

Les agences spatiales vont prochainement envoyer des femmes dans l’exploration lointaine et du coup, cela me semblait naturel de les incorporer à mon roman, et surtout ne pas rester sur les missions précédentes 100% masculines.

J’espère que mon roman incitera plus de jeunes femmes à faire des sciences et à postuler aux prochaines candidatures pour devenir astronautes !

Une des illustrations de Nix Olympica (crédit Lucca Editions)

Le choix d’un équipage mixte entraîne des relations amoureuses en son sein. Pourquoi avoir traité cet aspect ?

Les relations amoureuses ne pouvaient pas être éludées car les astronautes sont des êtres humains avant tout. Ces questions se posent sans nul doute dans les agences spatiales ! J’ai eu beaucoup de lectures et quelques échanges avec des chercheurs sur les aspects psychologiques d’une mission longue vers Mars, et ce point ne doit pas être ignoré.

Pouvez-vous m’en dire plus sur le choix de l’hibernation utilisée durant le voyage ?

L’hibernation est utilisée dans le roman pour amener des questions éthiques sur cette possibilité. Le sujet interpellera sans doute le lecteur, car au-delà du risque technique, comment une personne réagira-t-elle alors qu’elle a « perdu » des mois de sa vie ? 

C’est aussi un clin d’oeil au transhumanisme et au prolongement de l’espèce humaine sur une autre planète.

Comment est né le roman ?

Nicolas a écrit le livre à 90% avant de l’envoyer à des maisons d’édition. Finalement c’est la toute nouvelle maison Lucca Editions qui a accepté le roman, car complétement adapté à sa spécialité : la vulgarisation. 

Il a fallu 3 ans pour l’écriture du livre et sa finalisation, avec un gros travail collaboratif aux côtés de la maison d’édition pour améliorer le contenu du livre sur certains aspects.

Nicolas a désormais d’autres projets en cours, toujours en lien avec Mars…

Ce fut un plaisir de lire le livre et de faire l’interview au téléphone. J’espère pouvoir rencontrer Nicolas lors d’un salon du livre en 2021 !

Image du fond de la couverture : Mosaïque de 18 photos acquises par la caméra MastCam Droite du rover Curiosity de la NASA (distance focale de 100 mm) au sol 2938 (10 novembre 2020) à 13h25 heure locale martienne. Cette mosaïque fait partie d’un panorama plus large constitué de 108 photos prises par la MastCam. Image retravaillée par Thomas Appéré.

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