L’actualité de la semaine du 13 novembre : Cygnus et 2 satellites météo

Un nouveau cargo pour l’ISS et 2 lancements cette semaine.

Un nouveau cargo pour l’ISS

Mardi 14 novembre, un nouveau cargo de ravitaillement est arrivé à l’ISS. Le Cygnus OA-8 s’est amarré avec succès.

Détails à lire dans Le Cygnus OA-8 bien arrivé à l’ISS.

Arrivée du cargo Cygnus OA-8 le 14/11/2017 (credit NASA)

Un nouveau satellite météo chinois

Après un temps mort au début de l’automne, la Chine revient sur des lancements réguliers et va finir encore très fort sans nul doute d’ici la fin de l’année.

A 18h35 UTC mardi 14 novembre, c’est une fusée Long March 4C qui a décollé du centre de lancement de Taiyuan (Chine)

Lancement Long March 4C / Fengyun 3D le 14/11/2017 (credit Xinhua/Zhang Hongwei)

Un nouveau satellite météorologique a été placé sur orbite polaire à 800 km d’altitude : Fengyun-3DLe satellite formera un réseau avec Fengyun-3C, un autre satellite lancé en septembre 2013, pour améliorer la précision du sondage atmosphérique et renforcer la surveillance des gaz à effet de serre. Le réseau contribuera aux opérations de secours aux sinistrés selon l’agence de presse officielle Xinhuat.net.

Fengyun est le programme de satellites météo de la Chine, composé d’au moins un satellite opérationnel en orbite géostationnaire et de plusieurs satellites en orbites polaires.

Une seconde charge utile, privée, était à bord du lanceur : le microsatellite HEAD-1 de 45 kg pour HEAD Aerospace, équipé d’un système d’identification automatique (AIS) à usage maritime. HEAD-1 devrait avoir une durée de vie de 2 à 3 ans. Il doit faire partie de la constellation « Skywalker » de 30 satellites transportant des charges utiles diverses pour la collecte de données, maritimes et d’observation de la Terre sur des orbites basses et héliosynchrones.

Il s’agissait du premier lancement de la Long March 4C depuis son seul échec d’août 2016 [lire L’actualité spatiale de la semaine du 29 août : échecs de Falcon 9 et Long March….]. Depuis 1970, la Chine a procédé à 354 lancements Long March tous modèles confondus, avec un taux de fiabilité de 94,5 % (8 échecs et 6 échecs partiels).

Et un satellite météo américain nouvelle génération

Après 2 reports de tir, la fusée Delta 2 a finalement décollé samedi 18 novembre à 9h47 UTC. 

Lancement Delta-2 / JPSS-1 le 18/11/2017 (credit ULA)

Le satellite JPSS1 a été placé sur une orbite à environ 800 km d’altitude en orbite polaire. En effet, le satellite fait partie du JPSS pour Joint Polar Satellite System (système satellitaire polaire commun), système de 4 satellites environnementaux opérationnels en orbite polaire de la NASA et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) fournissant des observations clés pour les projets et services comme l’évaluation des risques environnementaux, notamment l’arrivée de tornades ou de tempêtes violentes. Cinq instruments sont à bord du satellite pour surveiller l’atmosphère terrestre, la couche d’ozone et la réflectance des radiations, fournissant des données pour les modèles de prévisions numériques conçus pour produire des prévisions météorologiques de trois à sept jours. Le satellite sera renommé NOAA 20 lorsqu’il sera complètement opérationnel d’ici 90 jours.

5 instruments à bord du satellite JPSS-1 lancé le 18/11/2017 (credit NASA)

Cinq cubesats ont également été lancés à partir d’un dispenser sur le second étage de la Delta-2 :

  • MiRaTA, un nanosatellite à détection atmosphérique du Massachusetts Institute of Technology qui mesurera la température, la vapeur d’eau et la glace dans l’atmosphère pour la surveillance des conditions météorologiques extrêmes et l’étude de la structure des cyclones.
  • MakerSat-0, un CubeSat de Northwest Nazarene University à Nampa, Idaho, portant plusieurs charges utiles expérimentales.
  • RadFxSat, une mission de démonstration technologique pour surveiller les effets des rayonnements ionisants dans un circuit intégré à mémoire de l’Université Vanderbilt à Nashville (Tennessee) et de l’AMSAT.
  • EagleSat-1, une étude scientifique développée par l’Embry-Riddle Aeronautical University à Prescott en Arizona, qui tentera de mesurer la dégradation de l’orbite du satellite au fil du temps au moyen d’un récepteur GPS débloqué dans l’environnement spatial.
  • Buccaneer, un cubesat développé par le Département de la Défense australien et l’Université de Nouvelle-Galles du Sud qui transporte une antenne déployable de 3,2 mètres pour calibrer les radars au-dessus de l’horizon utilisés par l’armée australienne.

Il s’agissait a priori de l’avant-dernier lancement d’une Delta 2 qui a connu à ce jour 152 succès sur 154 lancements. La dernière mission est prévue en 2018 avec le satellite Icesat-2.

En bref

Le décollage d’une Falcon 9 avec une charge utile très secrète appelée Zuma, n’a pas eu lieu comme attendu le vendredi 17 novembre. Le lancement a été commandé à SpaceX directement par le constructeur du satellite Northrop Grumman et pas par une agence gouvernementale américaine.

Mais SpaceX a reporté indéfiniment ce lancement pour examiner les données d’un récent test de coiffe pour un autre client. Le lanceur a été remis à l’horizontale le 18 novembre, ce qui indique effectivement un report de tir de plusieurs jours voire plus.

 

Une réflexion sur “L’actualité de la semaine du 13 novembre : Cygnus et 2 satellites météo

  1. Il est vrai que pour le renforcement de la surveillance des gaz à effet de serre, il y a du boulot, surtout en Chine et en Inde mais aussi au Nigeria, en Iran et en Arabie saoudite, les deux frères ennemis !

    J’ai appris récemment que sur les 20 villes (de plus d’un million h. je suppose) du monde les plus polluées, 13 n’étaient pas chinoises mais indiennes mais sans préciser lesquelles et, d’une source à l’autre, les classements sont complètement différents. Cela doit dépendre des critères pris en compte.

    Tout ce que je peux dire, c’est que les Allemands et leurs amis (?) Polonais nous polluent avec leur charbon, d’où la fermeture programmée de Fessenheim, c’est d’une logique implacable. Tout comme la fin de l’état d’urgence à la veille des « fêtes de fin d’année »…

    NB : un satellite météo chinois, un satellite météo US, un futur satellite météo russe… Qu’en pense donc Donald Dingo Trump ?

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