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AstronomieJames Webb Space Telescope (JWST)

Magnifiques images de Saturne par les télescopes James Webb et Hubble

Le 25 mars 2026, la NASA, l’ESA et la CSA (l’Agence Spatiale Canadienne) ont dévoilé les images les plus complètes de Saturne jamais prises, grâce à une collaboration inédite entre le télescope spatial James Webb et le télescope Hubble.

En observant dans des longueurs d’onde de lumière complémentaires, les télescopes spatiaux James Webb et Hubble fournissent aux scientifiques une compréhension plus riche et plus approfondie de l’atmosphère de Saturne.

Des vues côte à côte de Saturne depuis le télescope spatial James Webb de la NASA/ESA/CSA (à gauche) et le télescope spatial Hubble de la NASA/ESA (à droite) révèlent la planète en lumière infrarouge et visible (crédits : NASA, ESA, CSA, STScI, A. Simon (NASA-GSFC), M. Wong (Université de Californie) ; Traitement d’images : J. DePasquale (STScI))

Deux regards complémentaires

En lumière visible, Hubble révèle les subtiles variations de couleur des bandes nuageuses de Saturne, ainsi que les ombres projetées par ses anneaux.

Prise le 22 août 2024 par le télescope spatial Hubble, cette vue en lumière visible de Saturne révèle l’atmosphère à bandes douces et les anneaux emblématiques de la planète. Plusieurs lunes sont également visibles, étiquetées Janus, Mimas et Épiméthée (crédit image : NASA, ESA, STScI, Amy Simon (NASA-GSFC), Michael Wong (UC Berkeley) ; Traitement d’image : Joseph DePasquale (STScI))

En infrarouge, le JWST sonde différentes couches de l’atmosphère, des nuages profonds aux hautes altitudes, et détecte des composés chimiques invisibles en lumière visible. Ensemble, ces observations permettent aux scientifiques de « découper » l’atmosphère de Saturne comme un oignon, en étudiant ses dynamiques à différentes altitudes.

Le JWST permet de voir le « ribbon wave », un « jet-stream » persistant dans l’hémisphère nord, influencé par des ondes atmosphériques invisibles. Juste en dessous, on peut voir une tache résiduelle toujours visible, témoin des violentes perturbations passées de la « Grande Tempête de Printemps » (2011-2012).

Ces images de Saturne, prises par les télescopes spatiaux James Webb, mission conjointe de NASA/ESA/CSA et Hubble, mission conjointe NASA/ESA, montrent 3 lunes de Saturne et les vestiges de la « Grande Tempête de Printemps juste en dessous du « Ribbon Wave » et les échelles (Crédits : NASA, ESA, CSA, STScI, A. Simon (NASA-GSFC), M. Wong (Université de Californie) ; Traitement d’images : J. DePasquale (STScI))

L’hexagone polaire nord, cette structure géométrique mystérieuse, découverte en 1981 par Voyager, est observable sur les images des 2 télescopes pour, sans doute, la dernière fois alors que le pôle nord entre en hiver et sombrera dans l’obscurité pendant 15 ans. Les pôles de Saturne émettent une lueur verdâtre en infrarouge, probablement liée à des aérosols en haute altitude ou à des interactions magnétiques.

Les anneaux, composés de glace d’eau hautement réfléchissante, apparaissent éclatants en infrarouge.

Prise le 29 novembre 2024 par le télescope spatial James Webb, cette vue infrarouge de Saturne montre ses anneaux glacés brillants et son atmosphère stratifiée. Plusieurs lunes sont visibles, dont Janus, Dioné et Encelade (crédits image : NASA, ESA, CSA, STScI ; Traitement d’image : Joseph DePasquale (STScI))

Le JWST révèle des structures fines comme les « rayons » dans l’anneau B et la netteté de l’anneau F, à peine visible avec Hubble.

Ces observations s’inscrivent dans un suivi à long terme (via le programme OPAL de Hubble depuis plus de 10 ans) des atmosphères des planètes du Système Solaire externe. Webb ajoute désormais une dimension infrarouge cruciale.

Source

Image de couverture :

Une vue plus large de Saturne depuis le télescope spatial James Webb montre six des plus grandes lunes de Saturne, dont la plus grande, Titan, à l’extrême gauche (crédit image : NASA, ESA, CSA, STScI ; Traitement d’image : Joseph DePasquale (STScI))
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