Magnifiques images de Saturne par les télescopes James Webb et Hubble
Le 25 mars 2026, la NASA, l’ESA et la CSA (l’Agence Spatiale Canadienne) ont dévoilé les images les plus complètes de Saturne jamais prises, grâce à une collaboration inédite entre le télescope spatial James Webb et le télescope Hubble.
En observant dans des longueurs d’onde de lumière complémentaires, les télescopes spatiaux James Webb et Hubble fournissent aux scientifiques une compréhension plus riche et plus approfondie de l’atmosphère de Saturne.

Deux regards complémentaires
En lumière visible, Hubble révèle les subtiles variations de couleur des bandes nuageuses de Saturne, ainsi que les ombres projetées par ses anneaux.

En infrarouge, le JWST sonde différentes couches de l’atmosphère, des nuages profonds aux hautes altitudes, et détecte des composés chimiques invisibles en lumière visible. Ensemble, ces observations permettent aux scientifiques de « découper » l’atmosphère de Saturne comme un oignon, en étudiant ses dynamiques à différentes altitudes.
Le JWST permet de voir le « ribbon wave », un « jet-stream » persistant dans l’hémisphère nord, influencé par des ondes atmosphériques invisibles. Juste en dessous, on peut voir une tache résiduelle toujours visible, témoin des violentes perturbations passées de la « Grande Tempête de Printemps » (2011-2012).

L’hexagone polaire nord, cette structure géométrique mystérieuse, découverte en 1981 par Voyager, est observable sur les images des 2 télescopes pour, sans doute, la dernière fois alors que le pôle nord entre en hiver et sombrera dans l’obscurité pendant 15 ans. Les pôles de Saturne émettent une lueur verdâtre en infrarouge, probablement liée à des aérosols en haute altitude ou à des interactions magnétiques.
Les anneaux, composés de glace d’eau hautement réfléchissante, apparaissent éclatants en infrarouge.

Le JWST révèle des structures fines comme les « rayons » dans l’anneau B et la netteté de l’anneau F, à peine visible avec Hubble.
Ces observations s’inscrivent dans un suivi à long terme (via le programme OPAL de Hubble depuis plus de 10 ans) des atmosphères des planètes du Système Solaire externe. Webb ajoute désormais une dimension infrarouge cruciale.
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