Artemis II : Orion en route pour la Lune
Ce 2 avril à 23 h 49 UTC, le module de service fourni par l’Agence Spatiale Européenne a propulsé le vaisseau Orion et son équipage de l’orbite terrestre sur une trajectoire vers la Lune.

Le moteur principal du vaisseau a fonctionné pendant 5 minutes et 49 secondes pour la manœuvre appelée Trans-Lunar Injection (TLI, injection translunaire), ce qui a apporté une accélération de 388 m/s.
Ce moteur, est un moteur ‘Orbital Manoeuvring System’, ou OMS, remis à neuf, qui a déjà volé s6 fois sur la navette spatiale Atlantis. C’est le seul moteur d’Orion capable de fournir la puissante accélération nécessaire pour envoyer le vaisseau depuis l’orbite terrestre vers la Lune. La manœuvre nécessite que les réservoirs de carburant soient amenés à la bonne pression, que le système de contrôle du vecteur de poussée soit testé et que le vaisseau soit orienté de manière à ce que la poussée du moteur pousse précisément dans la direction de déplacement prévue. Lorsque tout est prêt, et à un moment défini, les contrôleurs de vol envoient la commande d’ouvrir les soupapes du moteur, et le moteur s’allume. Pendant la poussée, le moteur augmente régulièrement la vitesse d’Orion jusqu’à 25 000 km/h.
Les communications entre le Sol et le vaisseau sont désormais assurées par le Deep Space Network de la NASA.
Le trajet pour arriver jusqu’à la Lune mettra environ 3 jours. Le survol de la Lune commencera ce lundi 6 avril et les astronautes pourront observer la Lune pendant environ 6 heures avec quelques objectifs scientifiques.
Vie à bord
L’équipage va bien et a donné sa première interview depuis l’espace.

Ils ont aussi commencé à tester l’appareil d’entraînement physique pour se maintenir en bonne condition et contrecarrer les effets de l’apesanteur sur le corps humain. Il s’agit d’un volant d’inertie, un système compact et ingénieux, basé sur un mécanisme à câble, conçu pour permettre aussi bien des exercices aérobiques (comme l’aviron) que des mouvements de résistance (squats, soulevés de terre). Son fonctionnement, comparable à celui d’un yo-yo, génère une résistance adaptée à l’effort fourni, avec une capacité allant jusqu’à 180 kg.

Souci de communication
On a appris qu’il y avait eu une brève perte des communications bidirectionnelles entre le sol et l’équipage survenue peu de temps après que l’équipage ait atteint l’orbite. Les investigations ont déterminé que c’était dû à un problème de configuration au sol impliquant le système de satellite de suivi et de relais de données TDRS. Le problème a été résolu rapidement sans impact sur les opérations de la mission selon la NASA.
A suivre :
Dans les heures à venir, il y aura des corrections de trajectoire si besoin.
L’équipage devrait faire une démonstration de réanimation cardio-pulmonaire dans le vaisseau.


